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Les marchés boursiers secoués par le variant Delta

Un courtier, l'air inquiet, devant des graphiques affichés sur des écrans.

À la Bourse de New York, les courtiers n'ont pu qu'observer les titres chuter tout au long de la journée.

Photo : Associated Press / Richard Drew

Radio-Canada

La quasi-totalité des indices boursiers ont terminé dans le rouge lundi pour cause de reprise des cas d’infection à la COVID-19 alimentée par le variant Delta.

La Bourse de Toronto a connu lundi l’une de ses pires journées depuis le début de l’année. À la clôture du marché, l'indice composé S&P/TSX a perdu 251 points (à 19 726), en chute de 1,3 %, annulant ainsi six semaines de gains. En journée, l’indice avait perdu jusqu’à 2 % de sa valeur avant de se reprendre un peu en fin de séance.

Depuis un peu plus d’un mois, l'indice boursier de référence du Canada volait de record en record, carburant à l'optimisme postpandémique qui incitait les investisseurs à placer leurs billes dans des entreprises prêtes à profiter de la réouverture de l'économie mondiale.

Mais l’horizon s’est passablement obscurci depuis quelques jours alors que le variant Delta a fait augmenter les cas aux États-Unis, en Europe et ailleurs.

L'aversion au risque est restée jusqu'à présent le thème dominant de la séance avec une baisse des actions qui a été assez brutale.

Une citation de :Fawad Razaqzada, analyste chez ThinkMarkets

Dans ce contexte, les investisseurs préféraient se reporter vers des actifs considérés comme plus sûrs, en particulier les obligations d'État, ce qui a eu pour conséquence de faire reculer les taux d'intérêt des dettes souveraines en Europe et aux États-Unis.

Les investisseurs mondiaux sont de plus en plus anxieux et vendent des actions, des matières premières et même des cryptomonnaies pour acheter des bons du Trésor américain, selon Edward Moya, analyste chez Oanda.

Des pompes extraient du pétrole du sol près d'Olds, en Alberta.

Le baril de Brent a perdu plus de 4 $ US lundi.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Le pétrole en chute libre

Le prix du pétrole Brent a chuté de 6,23 % pour atteindre 68,73 $ US, après que l'OPEP eut annoncé la fin de semaine dernière qu’elle pomperait bientôt deux millions de barils de pétrole supplémentaires chaque jour. Les sociétés pétrolières représentent une grande partie du TSX.

Le secteur du tourisme pâtissait particulièrement de la situation sanitaire et des nouvelles restrictions prises en Europe. Dans l'aérien, Easyjet abandonnait 6,58 %, Air Canada, -3,34 %, et Air France, -2,89 %.

Il y a eu une liquidation générale sur ce marché en raison des inquiétudes accentuées concernant la COVID et le variant Delta.

Une citation de :Rory Johnston, directeur général de la société d'investissement Price Street

Le TSX n’était pas le seul à mordre la poussière lundi. À la Bourse de New York, le Dow Jones a perdu 2,09 % et les bourses de Londres (-2,34 %), Paris (-2,54 %), Francfort (-2,62 %) ou Tokyo (-1,25 %) étaient toutes aussi dans le rouge en ce début de semaine. Seuls les indices chinois évitaient la casse, affichant de modestes gains.

Tous ne sont pas aussi pessimistes

Dans cette grisaille boursière ambiante, Barry Schwartz, directeur des investissements de Baskin Financial, basée à Toronto, reste optimiste. Il croit qu’il s’agit d'un contrecoup temporaire sur le chemin vers la reprise économique.

M. Schwartz rappelle qu'avant la chute de lundi, le TSX était en hausse de près de 20 % cette année.

L'économie rebondit, mais cela ne se fera pas sans à-coups.

Une citation de :Barry Schwartz, directeur des investissements de Baskin Financial

Il impute d'ailleurs la plupart des ventes de lundi aux algorithmes automatisés d'échanges boursiers, programmés pour suivre chaque tendance et qui finissent par se nourrir d'eux-mêmes, dans les bons comme dans les mauvais moments.

Même avec le variant Delta, il faut rester positif et regarder là où nous en étions il y a un an.

Évolution de la COVID-19
Avec les informations de Agence France-Presse, et CBC

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