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Des plaintes jugées recevables après la nomination de la gouverneure générale

M. Théberge s'adresse aux médias, assis à une table, devant des drapeaux canadiens.

Le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, confirme que de nombreuses plaintes relativement à la nomination de la nouvelle gouverneure générale sont recevables (archives).

Photo : Radio-Canada / Angie Bonenfant

Radio-Canada

Un grand nombre de plaintes en lien avec la nomination de la nouvelle gouverneure générale ont été jugées recevables par le bureau du Commissariat aux langues officielles, confirme le commissaire Raymond Théberge en entrevue à Radio-Canada lundi.

Le Commissariat a confirmé par courriel avoir reçu en date du 19 juillet plus de 430 plaintes concernant la nomination de la nouvelle gouverneure générale. C'est deux fois plus que ce que rapportait le commissaire Théberge au micro de l’émission Les matins d’ici, en parlant de près de 200 plaintes.

Le 13 juillet, Radio-Canada signalait que le Commissariat aux langues officielles du Canada avait reçu 59 plaintes à ce sujet.

Inuk originaire de Kangiqsualujjuaq, au Nunavik, l’ancienne ambassadrice du Canada au Danemark parle l'inuktitut et l'anglais, mais pas le français.

Mary Simon face à un micro, devant deux drapeaux canadiens.

Mary Simon a prononcé les premiers mots de son allocution en inuktitut lors de l'annonce de sa nomination à titre de gouverneure générale du Canada, au Musée canadien de l'histoire à Gatineau, le 6 juillet 2021.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Raymond Théberge n'est pas étonné par ces chiffres.

Je m’attendais à des plaintes parce que, pour un très grand nombre de Canadiens, la question des langues officielles et de dualité est très importante pour eux. Le nombre de plaintes continue d'augmenter.

Une citation de :Raymond Théberge, commissaire aux langues officielles du Canada

Dans les prochaines semaines et mois, nous allons enquêter sur ces plaintes, qui démontrent un intérêt marqué dans les langues officielles, ajoute le commissaire. On reconnaît ses qualités personnelles [à Mme Simon], on reconnaît sa contribution, mais c’est toujours une question de : est-ce qu’on établit un précédent pour la nomination de hauts dirigeants au Canada dans les années à venir.

Le commissaire souligne que l’enquête se penchera sur le processus de nomination et non sur la personne choisie par le gouvernement fédéral.

La Loi sur les langues officielles s’applique aux institutions fédérales et non à des individus. Ce sont des enquêtes qui vont porter sur le Bureau du Conseil privé. Ça ne porte pas sur Mme Simon, mais sur le processus qui a mené à sa nomination, précise M. Théberge.

Il faut se rappeler que très souvent, c’est ce bureau qui est impliqué dans la nomination de hauts dirigeants, des nominations importantes. C’est important de se rappeler, dans le processus de nomination, de tenir compte non seulement de la diversité, non seulement de l’inclusion, mais des langues officielles et de s'assurer que ces valeurs ne sont pas mutuellement exclusives, ajoute-t-il.

La cérémonie d'installation de la 30e gouverneure générale du Canada est prévue pour le 26 juillet. Mary Simon devient la première Autochtone à représenter la monarchie britannique en 154 ans d’histoire.

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