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Le vaccin Pfizer n'augmente pas le risque cardiovasculaire chez les plus de 75 ans

Une infirmière administre un vaccin à un homme âgé.

Un homme reçoit une dose du vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 à Ajaccio, sur l'île méditerranéenne française de Corse.

Photo : Getty Images / PASCAL POCHARD-CASABIANCA

Agence France-Presse

Le vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech n'augmente pas le risque de problèmes cardiovasculaires graves (infarctus, AVC ou embolie pulmonaire) chez les plus de 75 ans, selon une étude officielle française rendue publique lundi.

Les résultats de cette étude suggèrent, de façon rassurante, que la vaccination avec Pfizer-BioNTech ne semble pas être associée à une augmentation du risque d'événements cardiovasculaires graves chez les personnes âgées de 75 ans et plus, que ce soit après la première ou la deuxième injection, concluent ses auteurs.

Ces travaux ont été réalisés dans le cadre du groupement d'intérêt scientifique Epi-Phare, qui associe l'Agence du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie (Cnam).

Les chercheurs ont pris en compte l'ensemble des cas d'hospitalisation rapportés en France pour des infarctus, des AVC et des embolies pulmonaires entre décembre 2020 et mars 2021 chez les 75 ans et plus, vaccinés et non vaccinés (soit près de 30 000 personnes).

Ils ont comparé la survenue de ces problèmes cardiovasculaires à différents moments : les périodes de 14 jours après la première et la deuxième dose du vaccin ont été considérées comme périodes à risque, et toutes les autres comme des périodes témoins.

Globalement, la fréquence de survenue de cas d'hospitalisation pour un infarctus du myocarde, un AVC ischémique, un AVC hémorragique ou une embolie pulmonaire chez des personnes âgées de 75 ans et plus ne différait pas significativement entre ces différentes périodes, conclut l'étude.

Les chercheurs d'Epi-Phare prévoient désormais d'actualiser ces données : Une fois que les informations seront disponibles, les analyses seront poursuivies pour mesurer ces risques notamment chez les personnes ayant des antécédents d'événements cardiovasculaires, dans des populations plus jeunes, et également pour d'autres vaccins anti-COVID-19.

En France, la campagne de vaccination a débuté fin décembre 2020 et concernait d'abord uniquement les personnes âgées (essentiellement vaccinées avec le vaccin Pfizer-BioNTech).

En mai, dans une précédente étude portant surtout sur le vaccin Pfizer-BioNTech, le groupement Epi-Phare avait établi que la vaccination réduisait de 87 % le risque de formes graves de COVID-19 chez les plus de 75 ans dès sept jours après la deuxième dose.

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