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Le photographe de Reuters tué en Afghanistan enterré en Inde

Un artiste met la touche finale à une peinture du journaliste de Reuters Danish Siddiqui, en guise d'hommage devant une école d'art à Mumbai, le 16 juillet 2021.

Les hommages se sont multipliés en Inde après l'annonce de son décès.

Photo : AFP / INDRANIL MUKHERJEE

Agence France-Presse

Le photographe de Reuters Danish Siddiqui a été inhumé dimanche soir à New Delhi, deux jours après avoir été tué en Afghanistan alors qu'il couvrait des combats entre les forces de sécurité afghanes et les talibans à proximité d'un poste-frontière avec le Pakistan.

Cet Indien de 38 ans, lauréat du prix Pulitzer, accompagnait depuis le début de la semaine les forces de sécurité afghanes près de Kandahar, grande ville du sud de l'Afghanistan, a annoncé Reuters vendredi.

Sa dépouille est arrivée dimanche soir par avion à New Delhi et son cercueil a été emmené à son domicile, à l'extérieur duquel des centaines de proches et de collègues s'étaient rassemblés.

Un demi-millier de personnes ont ensuite assisté à d'ultimes prières à l'Université Jamia Millia Islamia de New Delhi, où il avait fait ses études, selon un photographe de l'AFP.

Il a été inhumé dans la nuit dans le cimetière du campus.

Les hommages se sont multipliés en Inde après l'annonce de son décès, avec notamment des veillées dans de nombreuses villes samedi.

Un membre des médias rend hommage au journaliste de Reuters Danish Siddiqui au club de la presse à Chennai, le 16 juillet 2021.

Danish Siddiqui était lauréat du prix Pulitzer.

Photo : AFP / ARUN SANKAR

Danish Siddiqui faisait partie d'une équipe qui avait obtenu en 2018 le prix Pulitzer dans la catégorie Photographie magazine, pour sa couverture de la crise des réfugiés rohingyas.

Il travaillait depuis 2010 pour l'agence de presse Reuters et avait couvert les guerres en Afghanistan et en Irak, la crise des Rohingyas, les manifestations à Hong Kong ou des tremblements de terre au Népal.

L'Afghanistan est depuis longtemps l'un des pays les plus dangereux pour les journalistes.

Dans le classement 2021 de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières (RSF), l'Afghanistan occupe la 122e place sur 180.

Plusieurs journalistes ou employés de presse, dont des femmes, ont été tués dans des attaques ciblées depuis que Washington et les talibans ont conclu en février 2020 un accord ouvrant la voie au départ des troupes étrangères du pays.

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