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Une autre résidence pour aînés de l'Outaouais fermera ses portes

Façade extérieure d'une résidence pour aînés.

La résidence pour aînés Maison Angélique, à Papineauville, dans la Petite-Nation, fermera ses portes d'ici six mois.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Radio-Canada

La résidence privée pour aînés (RPA) Maison Angélique, à Papineauville, fermera ses portes. Six établissements de ce type ont disparu de la carte, en Outaouais, en autant de mois.

C’est ce que dénombre le Regroupement québécois des résidences pour aînés, qui recense un total de 63 RPA ayant mis la clé sous la porte dans l’ensemble de la province, pour la même période.

On est en train de vider les régions de leurs petites résidences et les aînés vont suivre, s’inquiète le copropriétaire de la Maison Angélique, Alain Faubert.

Ils n’auront pas le choix d’aller ailleurs pour trouver de l’aide. Les familles n’ont pas besoin de ça, déplore-t-il.

M. Faubert et sa conjointe, Sylviane Marion, ont dû prendre la décision difficile de fermer leur résidence en raison de difficultés financières. Les coûts d’exploitation ont augmenté depuis des années et des petites résidences comme la leur, qui ne pouvait accueillir que neuf résidents, peinent à survivre, soutient le couple.

Un « déracinement » pour les aînés

Émotivement, c’est difficile parce que nos résidents sont un peu notre famille, souligne Sylviane Marion, mentionnant que certains y habitaient depuis une dizaine d'années.

Elle fait remarquer que le fait de déménager et de s’adapter à un nouvel environnement représente bien des épreuves pour plusieurs personnes âgées.

À un certain âge, c’est difficile de se réadapter, surtout quand les gens ont des problèmes cognitifs, dit-elle.

C’est un déracinement pour eux. Ce sont des inquiétudes, du stress.

Une citation de :Sylviane Marion, copropriétaire de la Maison Angélique

Le fils d’une résidente, Denis Courtemanche, confirme qu’il a vu le choc dans les yeux de sa mère, lorsqu’elle a appris qu’elle devrait déménager.

C’est déchirant parce que ça fait un an et demi [qu’elle habite ici]. Son adaptation était faite et elle était bien, résume-t-il.

Il espère qu’il trouvera un nouvel endroit où installer sa mère à Papineauville, dans la Petite-Nation, endroit qu’elle et son mari ont toujours connu.

Je veux la garder près de moi le plus possible et dans un milieu plus familial, insiste M. Courtemanche.

Il craint que, si sa mère se retrouve dans une grosse résidence, elle reçoive des soins donnés de façon plus impersonnelle.

Un homme portant le masque tient la main de sa mère, durant une visite.

Denis Courtemanche (à droite) est le fils d'une résidente de la Maison Angélique.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Alain Faubert croit aussi que l’adaptation est plus facile pour les aînés qui rejoignent un groupe de résidents plus petit.

Le propriétaire implore le gouvernement du Québec de venir en aide rapidement aux petites résidences.

Les gens sont démunis. On cogne à des portes et on ne nous répond pas, ajoute-t-il en faisant référence à des élus tels que le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe.

M. Faubert relève que des sommes ont été annoncées dans le dernier budget, mais il affirme que des fonds doivent arriver plus vite puisqu’un coup de pouce est requis depuis des années.

La seule option qui s’offrait aux propriétaires de la Maison Angélique pour éviter la fermeture était d’augmenter les coûts de services facturés aux résidents, en plus du loyer. On ne peut pas augmenter si nos résidents n’ont pas les moyens de payer, tranche-t-il.

La RPA de la Petite-Nation devrait fermer officiellement ses portes au cours des six prochains mois.

Avec les informations de Marielle Guimond

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