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Un nouveau mouvement politique voit le jour dans le canton de Potton

De nombreuses personnes sont assises devant un vieux batiment

Il y avait environ 150 personnes derrière l’église de Mansonville, un village du canton de Potton, devant le marché public.

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

Radio-Canada

La réalisatrice et autrice Anaïs Barbeau-Lavalette s’investit dans la campagne municipale à la mairie du canton de Potton.

Ce qui nous unit, c’est de céder quelque chose d'inspirant pour la suite du monde et pour nos enfants.

Une citation de :Anaïs Barbeau-Lavalette, réalisatrice, scénariste, romancière et résidente du canton de Potton

Malgré le fait que l’artiste habite aussi à Montréal, elle voit son avenir dans le canton de Potton. Je ne me sens pas touriste ici, je ne me sens pas de passage, je sens que j'appartiens à ici, a-t-elle exposé.

Installée dans la municipalité de canton de Potton depuis son enfance, la réalisatrice appuie la candidate à la mairie Stansje Plantenga.

C’est une femme qui habite ici depuis longtemps et qui s’intéresse aux gens, aux humains, a déclaré Anaïs Barbeau-Lavalette.

Afin de présenter sa vision, la candidate à la mairie a pris la parole devant plus d’une centaine de personnes, en deux langues.

Ville plus inclusive

Stansje Plantenga souhaite notamment une ville plus inclusive des résidents, mais aussi des nombreux villégiateurs, qu’ils soient installés en ville ou à l'extérieur.

Je le vois comme une chorale. Il y a plusieurs voix qui chantent une belle chanson, a dit métaphoriquement la candidate.

Selon des citoyens du secteur, l’harmonie manque à la vie municipale depuis quelques années.

Michel Trudel se porte candidat comme conseiller municipal avec l'espoir d’instaurer une culture démocratique de participation. Le conseil actuel adopte des règlements et positions à la pièce sans consulter ses partenaires, a-t-il critiqué.

Il donne en exemple le règlement de la Ville pour permettre la conduite des véhicules hors route sur les chemins municipaux.

Le règlement a été désavoué par le ministère des Transports et n'aurait pas intégré les recommandations des groupes citoyens. Le conseil représente juste une partie de la population, mais il doit gouverner pour tout le monde, a tranché Michel Trudel.

J’ai l’impression que ce clivage-là est en train de s'amenuiser parce qu'on a besoin de se rencontrer, besoin de prendre soin du territoire ensemble, de l’honorer, de réfléchir à sa suite, a déclaré Anaïs Barbeau-Lavalette.

Les élus toujours en place ne souhaitent pas, pour l'instant, répliquer à l'émergence et aux critiques de ce mouvement. Le maire a toutefois annoncé qu’il ne se représentera pas, notamment en raison de conflits avec certains citoyens.

Un phénomène global

La municipalité de canton de Potton ne sera pas la seule à assister à un tel mouvement; les enjeux environnementaux et démocratiques risquent de prendre plus de place aux prochaines élections.

Selon Danielle Pilette, professeure associée au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale à l’Université du Québec à Montréal, c’est tout un mouvement qui se produit à la faveur des migrations.

Des urbains vont aller s’établir pour de la villégiature ou dans une résidence principale dans une région avec certains objectifs personnels ou familiaux, explique-t-elle. Comme participer à une culture, à des valeurs dans un milieu qui nous ressemble.

La professeure associée à l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal, Danielle Pilette

Danielle Pilette explique qu'un mouvement se produit en faveur des migrations.

Photo : Radio-Canada

La professeure compare l’Estrie au Vermont, qui a connu les mêmes phénomènes migratoires, selon elle. C’est pour former des communautés de gens qui se ressemblent, a dit Danielle Pilette.

Le retour à la nature, mentionné par l’experte en gestion municipale, a pris beaucoup d'ampleur avec la pandémie. Toutefois, cet embourgeoisement ne devrait pas chasser les locaux, selon elle, mais pourrait les aliéner quelque peu. Dans certains cas, les locaux ont moins de moyens financiers que les nouveaux arrivants, a-t-elle souligné.

Avec les informations de Katy Larouche et d’Alexis Tremblay

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