•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les pilotes d'avion sur les bancs d’école avant de reprendre le travail

Deux avions d'Air Transat et un d'Air Canada garés sur le tarmac.

Avions garés à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau.

Photo : Radio-Canada / Vianney Leudière

Radio-Canada

L'industrie aérienne canadienne redémarre lentement devant l'imminence de l'ouverture des frontières. Les transporteurs planifient le retour des employés qui ont été cloués au sol plus d'un an. Mais dans le cas des pilotes, notamment, ce n'est pas si simple.

Ils devront pour la plupart retourner sur les bancs d'école pour mettre leur compétence à jour. Une dépense coûteuse, mais obligatoire pour les compagnies aériennes.

Ce rattrapage consiste en une formation d'environ deux mois, au coût de 50 000 $ par pilote.

Certaines compagnies possèdent leurs propres simulateurs de vol, mais d'autres vont se bousculer pour en faire la location, explique Jean Lapointe, expert en aviation civile.

Où c'est problématique, c'est pour les compagnies d'aviation qui doivent louer du temps de simulateur, soit à l'extérieur du pays, soit ici à CAE à Montréal ou chez Flight safety [...]. Là, il peut se créer un embouteillage.

Turbulence pour les pilotes qui veulent reprendre du service

Il faut également rafraîchir la formation des agents de bord et s'assurer que les appareils de retour sur le tarmac sont en parfait état de vol.

S'assurer qu'un avion est bel et bien en état de voler après avoir été cloué au sol aussi longtemps peut nécessiter de 250 à 450 heures de travail, selon M. Lapointe.

Ça représente entre 10 et 15 techniciens qui vont travailler pendant 10 heures sur 3 jours, précise-t-il. Ça demande quelques centaines de milliers de dollars par avion pour chaque société aérienne.

Ces sociétés ont reçu environ 7 milliards de dollars grâce à un plan d'aide du gouvernement fédéral. Elles demandent maintenant un plan de match précis pour la reprise.

Il y a quand même encore beaucoup de questions qui sont posées. Ce dont nous avons besoin, c'est de prévisibilité, c'est de savoir exactement ce qui va se passer, signale Christophe Hennebell, vice-président ressources humaines et affaires publiques chez Air Transat.

Avec les informations de Marie-Josée Paquette-Comeau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !