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L’urgence de l’Hôpital de Gatineau de nouveau ouverte, de jour

L'entrée d'un hôpital vu de l'extérieur.

L'urgence de l'Hôpital de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada / Eloic Hamel

Radio-Canada

Ce dimanche marquait la première journée de réouverture de l’urgence de l’Hôpital de Gatineau à tous types de clientèle, entre 8 h et 18 h.

Tout semblait bien se dérouler, en début d’après-midi, selon le Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais.

Le personnel est en place. Les quarts de travail à venir sont comblés, a assuré, de son côté, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais par courriel.

Entre 18 h et 8 h, ce ne sont que les femmes enceintes, les jeunes de 0 à 17 ans et les personnes ayant des problèmes de santé mentale nécessitant des soins d’urgence qui peuvent être admis à l’urgence de l’Hôpital de Gatineau.

Les personnes qui correspondent à ces mêmes types de clientèles étaient, jusqu’à tout récemment, les seules à avoir accès à l’urgence de cet établissement, en tout temps.

C'est ce qui prévalait depuis le 30 juin, en raison d’un manque de personnel, après que l’urgence eut été complètement fermée pendant plusieurs jours.

Le président d’Action Santé Outaouais, Denis Marcheterre, qualifie le retour de l'accès pour tous, en journée, à l’urgence de l’Hôpital de Gatineau de pas vers l’avant. Il souligne toutefois que la pénurie de main-d'œuvre demeure un enjeu bien présent dans la région.

On a réussi à trouver les ressources nécessaires pour rouvrir de jour à Gatineau. On espère juste que ça va durer. Le système est fragile [...] Le manque de ressources est toujours là, a-t-il dit en entrevue.

Il a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de solution miracle, à court terme, mais qu’il fallait tout de même continuer à mettre en place des stratégies pour pallier la situation dans le réseau de la santé, à plus long terme.

Il faut faire en sorte qu'on apprenne de la crise actuelle, qu'on tire des leçons et qu'on mette en œuvre des mesures pour que ça n'arrive plus à l'avenir.

Une citation de :Denis Marcheterre, président d'Action Santé Outaouais

Vendredi,le ministre de la Santé, Christian Dubé, a souligné que Québec a demandé aux médecins généralistes de prendre plus de patients et aux Groupes de médecine familiale de prolonger leurs heures d’ouverture.

Son cabinet a précisé que la stratégie est de renforcer [les] services de première ligne, en amont des urgences.

Je peux comprendre qu’on est en situation de crise et qu’on essaie de réparer les pots cassés. La solution [...] n’est pas mauvaise, mais ce n’est pas cette solution, seule, qui va régler tous les problèmes parce que la situation est complexe, a commenté M. Marcheterre, dimanche.

Ça prend donc un ensemble de mesures et il semble qu’on ne soit pas encore rendu là dans notre réflexion à Québec, a-t-il conclu.

Avec les informations d'Émilie Bergeron et de Rosalie Sinclair

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