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Manque de personnel au CHSLD Cloutier-du Rivage : « ce sont les résidents qui écopent »

La façade du CHSLD Cloutier-du Rivage

Le CHSLD Cloutier-du Rivage compose avec un manque de personnel important.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Le manque de personnel fait rage au centre d'hébergement Cloutier-du Rivage, à Trois-Rivières, et la situation est pire cette fin de semaine.

Les préposés et infirmières doivent composer avec la moitié des effectifs recommandés.

Par craintes de représailles, des employés de l'établissement ont accepté de témoigner, mais sous le couvert de l’anonymat.

La situation est très exigeante, on manque de plus en plus, la fin de semaine, de personnes. Dans le fond, c’est très éreintant de travailler présentement, explique un travailleur.

L’employé explique aussi que lui et son équipe n’ont pas pu prendre une pause pour le dîner et le souper samedi dernier, faute de personnel pour prendre la relève.

On essaie de combler le plus possible les besoins primaires, les besoins principaux des résidents. C’est sûr qu’on doit délaisser certaines choses. Donc, souvent, ce sont les résidents qui écopent, explique une de ses collègues.

Certaines choses qui sont non faites ou qu’on tarde à faire parce qu’on n’a pas le temps, parce qu’on a 39 résidents par étage. Donc, ça en fait beaucoup quand on est en-dessous du nombre de personnel requis, poursuit-elle.

Pour les préposés, la solution pour pallier ce problème est simple. Ce n’est pas la qualité qui fait défaut, mais plutôt la quantité. Plus de personnel, plus de préposés, des gens sur le plancher, laisse tomber un des employés avec qui Radio-Canada a pu s'entretenir. Même les nouveaux employés ne peuvent venir en aide.

Souvent les nouveaux employés arrivent, ils constatent comment ça se passe et ils quittent.

Une citation de :Une employée du CHSLD Cloutier-du Rivage

Dans la situation, les employés sont donc amenés à faire de nombreuses supplémentaires, mais en vain.

Même avec le temps supplémentaire, on n’arrive pas à combler le nombre de personnel requis. Souvent, les gens font du temps supplémentaire, sont fatigués, doivent rentrer le lendemain, refaire du temps supplémentaire, sautent leurs repas.

Une situation généralisée

Les représentants syndicaux explique, quant à eux, que la situation est répandue dans l'ensemble des CHSLD de la région.

La clientèle en CHSLD est tellement lourde, le ratio est tellement élevé, que quand tu arrives et qu'il te manque un joueur de moins, soit un préposé aux bénéficiaires ou une infirmière, tu te retrouves avec un fardeau de tâches qui fait en sorte que tu n'y arrives pas, mentionne Marie-Josée Hamelin, présidente du Syndicat du personnel paratechnique des services auxiliaires et de métiers du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

De meilleures conditions de travail, c'est ce que propose Mme Hamelin afin d'engager plus de travailleurs et de les retenir plus longtemps.

Du côté du CIUSSS MCQ, on explique que la pénurie de main-d'œuvre, les vacances et les congés de dernière minute sont en cause.

Avec les informations de Flavie Sauvageau

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