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L'anxiété liée aux feux de forêt est normale, explique une experte

Les couleurs du brasier et la fumée enveloppent la nuit.

Un hélicoptère survole le feu de forêt brûlant à Lytton, en Colombie-Britannique, le 1er juillet 2021.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Une conseillère clinicienne, Dahne Harding, estime qu’il est normal de ressentir de l’anxiété à l’approche d’un phénomène naturel qui a eu ou qui pourrait avoir un effet sur notre bien-être.

De nombreux Britanno-Colombiens font face aux feux de forêt chaque année et vivent ce sentiment.

Charlie Rensby connaît très bien cette crainte. En 2018, un feu de forêt dans la région de Burns Lake, dans le nord de la Colombie-Britannique, a poussé sa communauté à quitter rapidement les lieux.

Certains d’entre nous ont perdu des biens personnels, des animaux. Vous savez, beaucoup ont énormément perdu. C’était une expérience traumatisante pour ma communauté, nous étions tous en danger.

Une citation de :Charlie Rensby

Depuis cet événement, l’approche du temps chaud et sec le rend nerveux, surtout lorsqu’il voit des ordres d’évacuation.

Charlie Rensby sympathise avec les Britanno-Colombiens de la région de l'Intérieur qui sont aux prises avec de nombreux feux de forêt hors de contrôle. Notre instinct de survie nous rappelle ce qui pourrait mal aller et nous devons faire attention, dit Charlies Rensby.

Une camionnette incendiée, derrière un ruban de sécurité.

En septembre 2018, trois maisons du village de Lower Post ont été détruites par un feu de forêt.

Photo : Radio-Canada / Philippe Morin

Dahne Harding explique que le cerveau est programmé pour se rappeler d’expériences menaçantes pour être mieux préparé si la situation se reproduit. Cette réaction est normale, explique-t-elle, parce que le cerveau prend soin de lui-même en étant proactif et en envisageant tous les scénarios possibles. Il devient ainsi plus résilient.

Par contre, la psychologiste Kathy Keating croit que les personnes qui font face à des phénomènes naturels chaque année peuvent développer de la fatigue due au stress et être désensibilisées.

Elle recommande donc de se concentrer sur ce qu’il est possible de contrôler, comme préparer un sac et un plan pour évacuer en toute sécurité. Kathy Keating encourage les Britanno-Colombiens à s'occuper, que ce soit en aidant dans les centres d’évacuation ou en jouant à des jeux vidéo à la maison.

Elle rappelle également aux proches de sinistrés de communiquer avec eux pour les réconforter et parler de leurs craintes et de leur deuil.

Avec des informations de CBC

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