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La communauté sikhe du Manitoba rappelle une promesse non tenue de parc commémoratif

Des personnes tiennent des pancartes sur lesquelles il y a des inscriptions et sont debout sur des marches d'escaliers.

Des membres de la communauté sikhe du manitoba ont rappelé samedi l'engagement du gouvernement fédéral en vue de l'aménagement d'un parc commémoratif de l'incident du Komagata Maru à Winnipeg.

Photo :  CBC / Travis Golby

Radio-Canada

Un groupe de résidents, essentiellement issus de la communauté sikhe du nord-ouest de Winnipeg, ont protesté samedi devant l’Assemblée législative du Manitoba pour obtenir la réalisation d’une promesse visant à aménager un parc commémoratif dans leur secteur.  

Ils disent attendre depuis des années la création du parc commémoratif du Komagata Maru, pour souligner ce qu’on appelle l’incident du Komagata Maru, relativement à un chapitre douloureux de l'histoire de la communauté sikhe au Canada.

Ce que leur avait promis le gouvernement fédéral et un promoteur immobilier.

L’histoire

Le 23 mai 1914, le gouvernement de l'époque a refusé d'accueillir le navire Komagata Maru ayant accosté à Vancouver et transportant des centaines de migrants sud-asiatiques, dont la plupart étaient des Sikhs. Le navire est immédiatement accueilli par des agents d'immigration qui refusent de laisser débarquer ses 376 passagers.

Seules 20 personnes considérées comme des résidents de retour au pays ont été autorisées à entrer. Le Komagata Maru a reçu l'ordre formel de partir puis il a été escorté en mer en direction de Calcutta, en Inde. À son retour, il a été accueilli par des soldats britanniques. Vingt passagers ont été tués lors de l'émeute qui a suivi, et d'autres ont été emprisonnés.

L'incident revêt une signification profonde pour la communauté sikhe et a conduitle premier ministre Justin Trudeau à présenter des excuses officielles à la Chambre des communes en 2016 pour le rôle du Canada dans cet incident.

C'est cette même année que les résidents disent avoir reçu la promesse d'un parc commémoratif. 

Surplace

Mais depuis lors, rien ne s'est produit malgré les nombreuses réunions avec divers responsables gouvernementaux et le promoteur local, a déclaré Jagdev Pannu, qui est le porte-parole des résidents. 

C'est une assez mauvaise chose parce que le Komagata Maru est un incident important de l'histoire sikhe canadienne, a déclaré Jagdev Pannu. Cinq ans plus tard, il n'y a rien de construit... S'il vous plaît, tenez votre promesse. 

L'emplacement qui doit accueillir le parc est rempli d'herbes, ce qui a le don d’irriter les membres de la communauté sikhe qui ne voient aucun signal de début de réalisation du projet.

Aucune installation ne se trouve sur les lieux. Les résidents disent que c'est devenu un parc à chiens de facto et qu'ils doivent souvent appeler la Ville pour faire couper l'herbe. 

Des personnes sur un espace vert dont certains sont assises sur des chaises et d'autres à même le sol.

À défaut d'installations adéquates sur le site devant abriter le parc commémoratif, des aînés de la communautés sikhe du manitoba se débrouillent pour y passer du temps.

Photo :  CBC / James Turner

M. Pannu, qui vit non loin du site désigné pour abriter le parc a montré un plan conceptuel portant la mention For discussion purposes only, plans subject to change (à des fins de discussion uniquement, les plans peuvent être modifiés) qui a été créé par un planificateur, mais n'a jamais été mis en œuvre. 

Le député libéral fédéral Kevin Lamoureux, bien au fait du dossier, a reconnu en août 2020 qu’une erreur s’est produite, lors d’un rassemblement au sujet du parc.  

Nous pensons que quelque chose devrait être mis sur ce parc en représentation [du Komagata Maru], avait ajouté à l’époque sa fille Cindy Lamoureux, députée libérale à l’Assemblée législative du Manitoba.

Kevin Lamoureux avait aussi promis de défendre le dossier auprès du conseil municipal de Winnipeg.

Dans un courriel à CBC, un porte-parole de la Ville de Winnipeg, David Driedger, a déclaré qu’une réunion avait eu lieu entre les résidents et les fonctionnaires de la Ville pour discuter du nom du parc et des commodités. Cependant, il n'y a pas eu de demande formelle pour nommer l'espace, a déclaré M.Driedger.

Pour enregistrer le nom, la Ville a déclaré que les résidents devaient soumettre une demande par le biais de son initiative Welcoming Winnipeg

Avec les informations de James Turner

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