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Des résidents de l’est d’Ottawa se battent pour le retrait de cabanes flottantes

Un homme et son chien font une sieste à proximité d’une cabane flottante à la marina près de l’île Pétrie.

Un homme et son chien font une sieste à proximité d’une cabane flottante à la marina près de l’île Pétrie.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Radio-Canada

Des cabanes de pêcheurs flottantes, situées près de l’île Pétrie, dans l’est d’Ottawa, se retrouvent au cœur de la bureaucratie alors que des résidents sont engagés dans une lutte de plusieurs mois pour leur expulsion.

Ces installations, situées sur des pontons de la marina d’Ozile, s’y trouvent depuis novembre 2020, et ce, à longueur d’année. Auparavant, ce type de cabanes n’étaient présentes que durant l’hiver pour la pêche sur glace.

Celui qui est propriétaire de la marina depuis 2017, Éric Thériault, estime que la présence de ces cabanes ne contrevient à aucune règle. Des résidents du secteur n’en sont toutefois pas convaincus puisqu’ils ont passé les derniers mois à tenter de vérifier si cela est vrai.

Selon Daniel Raymond et Renée Larose-Raymond, qui possèdent un condo dans les environs, les installations permanentes — en plus des véhicules qui y sont rattachés, des contenants à déchets et de la machinerie — posent une menace pour les milieux humides désignés qui se trouvent à proximité. Il s’agit d’un habitat pour des oiseaux aquatiques ainsi que pour plusieurs espèces de tortues protégées.

C’est comme un terrain de camping flottant, a illustré Daniel Raymond au sujet de la série de cabanes de pêcheurs.

Daniel Raymond et Renée Larose-Raymond observent la marina depuis leur condo.

Daniel Raymond et Renée Larose-Raymond croient que les cabanes sont une menace pour les milieux humides à proximité.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Leurs inquiétudes ont été portées à l’attention de diverses autorités, mais le couple est insatisfait des réponses obtenues.

CBC News a pu consulter des échanges, par écrit, entre les Raymond et plusieurs représentants, notamment un urbaniste et des membres du conseil municipal d’Ottawa.

Des avis pourraient être émis

Si la plupart des intervenants, incluant le maire d’Ottawa, Jim Watson, reconnaissent la nécessité de se pencher sur cette question, aucun ne laisse savoir s’il interviendra.

L’Office de protection de la nature de la vallée de la Rideau a refusé d’accorder une entrevue, mais a confirmé qu’au moins un ministère provincial préparait des avis de violation.

Toute éventuelle sanction surprendrait le propriétaire de la marina, M. Thériault. Ce dernier estime qu’aucun permis supplémentaire à celui qui s’applique à la pêche sur glace, dans le même plan d’eau, n’est nécessaire pour les cabanes.

Le propriétaire soutient aussi que la marina a contribué à améliorer le sort d’une propriété qui était, auparavant, mal gérée.

Vivre les uns avec les autres

Pour Al Mcintyre, qui a installé sa cabane à la marina d'Ozile, c’est aux pêcheurs comme lui d'accepter la présence de condos dans le paysage, plutôt que l’inverse. Il pratique la pêche dans le secteur depuis 1981.

Soyons une communauté et vivons les uns avec les autres, a dit l’homme de 72 ans, qui habite Rockland, tout près.

Al Macintyre dans sa cabane.

Al Macintyre dit pêcher de sa cabane depuis les 20 dernières années. L’an dernier, il a demandé la permission de continuer à l’utiliser durant l’été.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Ce n’est pas un chalet à mes yeux. C’est une cabane à pêche, d’où je pratique la pêche à longueur d’année, a-t-il ajouté.

Le conseiller municipal du quartier Orléans, Matt Luloff, soutient que la marina fait partie des grands partenaires avec de grandes visions pour le secteur. Cependant, il ignore si la présence des cabanes à longueur d’année est légale.

Des visiteurs sont d’avis que la marina se trouve sur la rivière des Outaouais, mais Éric Thériault croit plutôt qu’elle se situe sur des terres privées, inondées lors de la construction du barrage Carillon en 1962.

Des études menées par le ministère responsable des ressources naturelles de l’Ontario montrent que certaines parties des cabanes reposent sur des terres de la Couronne.

En avril, Scott Lockhart du service de Planification de la Ville d’Ottawa a indiqué que la municipalité n’avait aucune autorité sur les structures flottantes. Par contre, ce dernier a précisé que les cabanes ne devaient pas être occupées à des fins récréatives.

La province a refusé de commenter le dossier, à savoir si des avis de violation allaient être émis.

Avec les informations de Stu Mills de CBC

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