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L’oscillation de la Lune pourrait exacerber les inondations en C.-B. vers 2035

Un couple observe de grosses vagues se briser sur la plage Chesterman à Tofino en Colombie-Britannique

Les marées hautes pourraient être amplifiées par l'oscillation de la Lune et les changements climatiques.

Photo : La Presse canadienne / Kevin Drews

Radio-Canada

Un mouvement lunaire qui se produit tous les 18,6 ans pourrait créer de grandes marées, juste au moment où le niveau des eaux montera sous l’effet des changements climatiques.

Le résultat pourrait conduire à de plus fréquents épisodes de grosses inondations, selon une étude de la NASA (Nouvelle fenêtre) ( en anglais).

À partir de la moitié des années 2030, la combinaison de la montée des eaux et de l’effet du cycle lunaire provoquera une décennie d’augmentation dramatique du nombre d’inondations dans les villes côtières des États-Unis, peut-on lire dans le communiqué de l’agence spatiale américaine.

Le cocktail Lune et changements climatiques

L’étude publiée dans l’édition du mois de juillet de la revue scientifique Nature Climate Change se concentre sur les conséquences pour les États-Unis, mais elle peut être transposée à la Colombie-Britannique et à d’autres régions côtières du Canada, selon la professeure adjointe d’astronomie à l’Université de Colombie-Britannique (UBC) Jess McIver.

L’oscillation lunaire n’est pas exceptionnelle en soi, explique Mme McIver.

Très lentement, l’axe de rotation de la lune autour de la Terre bouge et les marées réagissent en conséquence, indique-t-elle. La Lune vacille de cette manière depuis des millions et millions d’années.

C’est la conjonction de ce phénomène avec l’élévation prévue du niveau de la mer qui en fait un cocktail explosif.

Préparation essentielle pour les villes côtières

Selon le professeur d’architecture à l’UBC Kees Lokman, cette étude est une nouvelle sonnette d’alarme pour les villes à basse altitude comme Richmond, Delta, Victoria et pour les Premières Nations de la côte.

Ces augmentations du niveau de la mer pourraient arriver plus vite que prévu, s’inquiète-t-il.

Si nous ne planifions pas correctement, l’effet sera dramatique.

Une citation de :Kees Lokman, professeur à l'Université de la Colombie-Britannique

Dans le communiqué de la NASA, le coauteur de l’étude Phil Thompson invite également les autorités à ne pas prendre ce phénomène de grandes marées à la légère.

L’accumulation des inondations aura un effet sur le long terme. [...] Si des inondations se produisent 10 à 15 fois par mois, un commerce ne peut pas ouvrir si son stationnement est toujours sous les eaux. Les gens perdent leur emploi. L’eau stagnante crée des problèmes de santé publique, souligne-t-il.

Plusieurs municipalités ont fait de la prévention des inondations une priorité. La Ville de Richmond, qui a déclaré l’urgence climatique dès 2019, a investi massivement dans des barrages.

Le ministre provincial de l’Environnement, George Heyman, a également pour mandat de créer une stratégie côtière pour mieux protéger l’écosystème des côtes.

Avec les informations de David P. Ball

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