•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une épidémie de papillons de nuit attaque à nouveau les arbres de la région de Vancouver

Les larves d’arpenteuses de la pruche causent des dégâts plus importants que d’habitude cette année, selon des experts.

Une petite chenille sur du bois.

L'arpenteuse de la pruche de l'Ouest est une espèce native de la Colombie-Britannique.

Photo :  CBC / Ben Nelms

Radio-Canada

Pour la troisième année consécutive, les larves d’arpenteuses de la pruche, qui se nourrissent de feuilles et d’aiguilles, font des ravages sur les grands conifères de la région de Vancouver.

Le phénomène est prévisible. Tous les 15 à 20 ans, la population d’arpenteuses de la pruche de l'Ouest, une espèce de papillon de nuit native de la Colombie-Britannique, explose pendant 1 à 4 ans.

Toutefois, après une infestation plus intense que d’habitude l’an dernier, le retour des larves semble frapper fort et tôt cette année encore.

Des pruches de l’ouest, des cèdres rouges et d’autres conifères avec une couleur rougeâtre ont été observés dans Vancouver Nord, au parc Stanley et sur la côte Sunshine.

L'entomologiste forestière provinciale Babita Bains indique que les larves semblent plus nombreuses que l’an dernier, mais que les arbres sont aussi fragilisés par les périodes de sécheresse.

Nous voyons des impacts plus sévères que ce que nous avons vu dans les dernières années, dit-elle.

Elle rappelle que les infestations d’arpenteuses ne sont pas dangereuses pour les humains. Elles font partie du cycle naturel de l’écosystème et aident les jeunes arbres à pousser en tuant les plus vieux.

Malheureusement, avec les changements climatiques, ces perturbations peuvent devenir plus graves et deviennent probablement plus fréquentes, ajoute l’experte.

Nous ne voulons pas paniquer, mais c’est un bon rappel que les changements climatiques sont réels et qu’ils vont avoir un impact.

Une citation de :Babita Bains, entomologiste forestière de la Colombie-Britannique

Robyn Worcester, spécialiste de la gestion environnementale de Metro Vancouver, remarque que la récente vague de chaleur semble avoir contribué à la mauvaise santé des arbres.

Elle dit qu’il vaut mieux laisser le cycle d’infestation suivre son cours que de tenter de le contrôler avec des pesticides.

 Nous ne voulons pas introduire [des pesticides] dans nos bassins versants ou nos parcs de toute façon. Il n’y a aucun plan à cet effet à ce point-ci, précise-t-elle.

Les larves qui dévorent les conifères en ce moment vont terminer leur métamorphose et devenir des papillons au mois de septembre.

Avec les informations d’Akshay Kulkarni

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !