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Ayant contracté la COVID-19, certains estiment ne pas avoir besoin du vaccin

Un arc-en-ciel peint dans une fenêtre.

Les autorités de santé estiment que les personnes déclarées positives à la COVID-19 devraient se faire vacciner (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Les autorités de santé publique mettent les bouchées doubles afin de vacciner le plus de citoyens possible. Certains boudent le vaccin puisqu’ils ont contracté la COVID-19 et s’en sont remis.

Les agences de santé sont pourtant sans équivoque : les personnes qui ont été déclarées positives à la COVID-19 devraient se faire immuniser parce que les experts ignorent toujours le niveau de protection offert par une infection antérieure, particulièrement en ce qui concerne les variants.

Les personnes qui ont reçu auparavant un résultat positif à un test de dépistage de la COVID-19 devraient quand même se faire vacciner, selon le site web de Santé publique Ottawa (SPO). Aucune information ne suggère que les anticorps dus à une récente infection au SRAS-CoV-2 nuiraient à l’efficacité du vaccin.

Même si vous recevez une certaine immunité d’une infection antérieure, sa durée et son étendue ne sont toujours pas claires, explique le Dr Kumanan Wilson, professeur de médecine à l’Université d’Ottawa et président-directeur général de CanImmunize, une entreprise technologique basée à Ottawa spécialisée dans les logiciels de vaccination.

On ignore si l’exposition à une version précédente ou à un variant précédent vous protégera contre les nouveaux variants aussi efficacement qu’un vaccin, ajoute-t-il.

Non, pour le moment

C’est précisément en raison de cette incertitude que David Cohen a choisi de refuser le vaccin, pour l’instant.

Je ne dis pas non au vaccin complètement, je dis juste non pour le moment, précise cet homme qui vit à Toronto avec sa femme et ses deux enfants.

Toute la famille a reçu un diagnostic positif à la COVID-19 en octobre.

M. Cohen n’a toujours pas la certitude qu’il est immunisé contre la maladie, mais il n’est pas convaincu que le vaccin lui assurera une protection plus efficace que l’infection naturelle.

Il se défend d’être antivaccin, soulignant que sa famille et lui ont été vaccinés contre d’autres maladies.

Un infirmier remplit une seringue à partir d'une fiole de vaccin.

En date de mercredi, Ottawa comptait 27 730 cas confirmés de COVID-19. SPO ignorait cependant combien de ces personnes étaient toujours non vaccinées (archives).

Photo : CBC/Francis Ferland

Une mère d’Ottawa, Carole Lutes, a aussi choisi d’attendre avant de faire vacciner sa famille contre la COVID-19.

Elle est convaincue que sa famille a contracté le virus au début de la pandémie, bien qu’elle n’ait pas été en mesure de se faire dépister à l'époque. En mars dernier, son mari est tombé malade de nouveau et a été déclaré positif à la COVID-19.

Nous ne nous précipitons pas. Nous attendons, juste pour voir, soutient Mme Lutes. Je cherche la vérité. Je ne veux pas faire d’erreur avec mes enfants, alors je suis vraiment conservatrice, vraiment hésitante.

Mme Lutes veut la preuve que l’immunité naturelle potentiellement développée par sa famille nécessite l'ajout d'un vaccin.

Je me suis déjà fait traiter d'antivaccin avant. C’est blessant, parce que ce n’est pas la vérité. Malheureusement, on nous met dans le même bateau, déplore-t-elle.

La science en apprend de plus en plus

Le Dr Wilson admet que les scientifiques n’ont pas toutes les réponses à ce stade.

Nous en apprenons beaucoup sur l’immunologie au fil de tout ce processus, assure-t-il. Ce que nous voyons, c’est que la réponse au vaccin semble fournir plus d’anticorps que l’infection naturelle.

Il souligne également que les preuves de vaccination proviennent d’essais contrôlés randomisés, tandis que les preuves d’immunité naturelle sont basées uniquement sur des études d’observation. Il y a donc plus d’incertitude, indique-t-il.

Le Dr Wilson dit toutefois comprendre que les personnes ayant contracté la maladie se considèrent comme immunisées.

C’est une confusion compréhensible, croit-il. Ça nécessite une certaine éducation. C’est assez compliqué quand on parle de réponses d’anticorps.

Le professeur de médecine souligne par ailleurs qu’il existe de nouvelles données. Les premières études suggèrent que, si vous avez déjà eu une infection et si vous vous faites vacciner, vous obtenez une réponse immunitaire particulièrement forte.

Avec les informations d’Alistair Steele, de CBC

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