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Deux chercheuses se penchent sur l’enseignement en milieu minoritaire pendant la pandémie

Une salle de classe vide.

Les chercheuses veulent voir quels ont été les effets de la pandémie autant négatifs que positifs.

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Radio-Canada

La professeure adjointe à l'Université de Saint-Boniface Gail Cormier s'associe à une collègue de la Nouvelle-Écosse pour interroger des enseignants en milieu minoritaire sur leur expérience de l’enseignement en temps de pandémie.

Gail Cormier se souvient de sa rencontre avec sa collègue comme d’un coup du destin.

Il y a une enseignante à l’École Roméo Dallaire qui a commencé un balado. Avec le confinement elle se disait qu’elle voulait faire quelque chose. Elle ne voyait pas de balado au sujet de l’enseignement en milieu minoritaire. Je faisais partie de sa première émission. J’ai parlé au sujet de l’insécurité linguistique. Ma collègue Andrea Burke-Saulnier qui est en Nouvelle-Écosse, elle, a trouvé ce balado puis a communiqué avec moi, se rappelle-t-elle à l'émission l'Actuel.

Très vite les deux femmes se trouvent des points communs et surtout, un intérêt commun pour ce qui a pu se passer dans le monde de l'enseignement minoritaire dans la dernière année.

On voyait qu’il y a avait des similarités dans nos deux contextes en milieu minoritaire. Les recherches préliminaires qu’on a lues se concentraient vraiment sur les milieux majoritaires en France, en Angleterre, aux États-Unis. Nous, vivant en milieu minoritaire, on sait qu’il y a des différences, explique Gail Cormier.

Pour elles, l’important n’est pas juste de pointer du doigt les défis de la pandémie, mais aussi les succès.

On voit déjà avec les enseignants en milieu majoritaire que le sens de communauté manquait, une école physique, un lieu qui rassemble. Mais dans le milieu minoritaire, puisque c’est une petite communauté, c’est parfois quelque chose qui mène à la résilience, affirme-t-elle.

Pour vérifier cela, 20 enseignants au Manitoba et 20 autres en Nouvelle-Écosse seront interrogés.

Gail Cormier a toutefois quelques intuitions sur les réponses issues de sa propre expérience.

On sait qu’en milieu minoritaire, quand les élèves ne sont pas à l'école, certains sont très peu exposés au français. On s’attend à certains retards, conclut-elle.

Avec les informations de Jérémy Laniel

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