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La musique et le chant à nouveau entendus chez Soli-Can

Des membres d'une chorale et leurs instruments de musique dans un salon.

Les membres de la chorale Solichoeur unissent leurs voix pour soutenir les personnes en fin de vie.

Photo : Radio-Canada / Johanie Bilodeau

Pour la première fois depuis plusieurs semaines, il était possible d’entendre de la musique s’échapper des fenêtres ouvertes de la maison de soins palliatifs Soli-Can Lac-Saint-Jean-Est, à Alma, vendredi.

La chorale Solichoeur, qui a pour mission de faire du bien aux personnes en fin de vie, a recommencé à faire vibrer les murs et le cœur des usagers, après des mois de pandémie.

Tous les matins il achetait son petit pain au chocolat, aye aye aye aye…

Une chanson de Joe Dassin qui rend immanquablement heureux lorsqu'on l'entend ou quand on se prend à la fredonner.

C’est un peu sur la base de cette prémisse que les bénévoles de Solichoeur ont repris du service, avec pour simple et humble mission de réconforter femmes et hommes échinés par la maladie.

La petite chorale pianote et gratte, tout en chantant des airs connus, du classique au country, en passant par le folklore. Leurs rendez-vous hebdomadaires chez Soli-Can Lac-Saint-Jean-Est leur ont manqué presque autant qu’aux personnes à qui les musiciens et chanteurs veulent faire du bien.

C’est une habitude qu’on s’est créée. C’est un plaisir qu’on fait, mais qu’on se fait aussi et sincèrement, j’avais hâte que ça recommence , a commenté un membre du groupe.

Quand tu es en fin de vie, entendre des chansons de toutes sortes d’époques. Ça fait du bien , a renchéri une consoeur.

Des membres de la chorale Solichoeur.

Des membres de la chorale Solichoeur.

Photo : Radio-Canada / Johanie Bilodeau

Des poumons remplis d’empathie. Des voix empreintes de bonté. Voilà, en quelques mots, ce qui définit la chorale Solichoeur.

Avec leurs mélodies, les chanteurs viennent déposer de la douceur et de la compassion dans un salon où il est permis à certaines personnes de se remémorer des tranches de vie à travers des bribes de chansons ou des paroles qui résonnent.

Je m’ennuie de chanter. Ça me rend heureuse. J’oublie mes bobos pendant ce temps-là , a confié une bénéficiaire lors de la visite de notre équipe. En filigrane, toujours les petits pains au chocolat.

La boulangère lui souriait, il ne la regardait pas, aye, aye, aye, aye…

L’œuvre de Solichoeur ne réconforte pas uniquement les personnes à qui elle est destinée. En ces temps de pandémie, le personnel profite aussi de cette thérapie musicale.

C’est notre plaisir du vendredi. On dit, avec nos collègues, que c’est comme nos vendredis après-midi au primaire. C’est notre petit moment heureux pour tout le monde , a partagé Marilyn Fortin, directrice générale de Soli-Can Lac-Saint-Jean-Est.

Inspiré de la chronique de Johanie Bilodeau

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