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Sébastien Sasseville a réussi sa traversée du Canada contre les vents et par 47,5 degrés

Un groupe pose devant un édifice imposant.

L'équipe à l'arrivée à Halifax, après avoir franchi près de 6000 km.

Photo : Gracieuseté : Sebastien's ride across Canada

Le défi était colossal : devenir le cycliste le plus rapide de l’histoire à franchir les 6000 km qui séparent Vancouver et Halifax. Sébastien Sasseville a manqué de 61 heures ce record, mais qu’à cela ne tienne : l’exploit monumental de cet athlète de Québec a inspiré d’un bout à l’autre du pays.

Sébastien Sasseville voulait pulvériser le record de 13 jours et 4 heures établi par Chris Bruckner en 2019.

Son objectif : marquer le centenaire de la découverte de l’insuline par les nobélisés canadiens Frederick Grant Banting (Nouvelle fenêtre) et John James Rickard Macleod (Nouvelle fenêtre).

Il est arrivé dans la nuit du 13 au 14 juillet à Halifax après 15 jours et 17 heures, sans record.

Maintenant chez lui, à Québec, l’athlète se repose. Les muscles sont endoloris, la déception, un peu amère, mais la partie ne semble que remise pour l’athlète de 41 ans.

Un cycliste, la nuit, souriant.

Sébastien Sasseville et son équipe ont atteint l'hôtel de ville d'Halifax après minuit, le 14 juillet, après 15 jours, 17 heures et 36 minutes de vélo.

Photo : Gracieuseté : Sebastien's ride across Canada

Face à une nature déchaînée

Dès le début de son expédition, le cycliste a dû composer avec une adversité hors du commun qui aurait été surhumaine pour d’autres que lui.

Parti le 28 juin dernier de Vancouver, Sébastien Sasseville a affronté dès les premiers jours un dôme de chaleur historique en Colombie-Britannique.

Il montait les Rocheuses. Le mercure, pendant ce temps, grimpait aussi vers des sommets.

À mon départ, il faisait 47,5 degrés en Colombie-Britannique, raconte Sébastien Sasseville. Mon périple s’est presque terminé par un coup de chaleur. Chapeau à mon équipe, qui a su me rafraîchir avec de la glace toutes les 15 minutes!

En raison de la chaleur extrême des premiers jours, Sébastien Sasseville a dû réviser son plan de match.

Un cycliste dans une rue déserte, la nuit, poing levé dans une allure triomphale.

Sébastien Sasseville a roulé de nuit pendant la première semaine pour échapper aux chaleurs accablantes qui frappaient la Colombie-Britannique.

Photo : Gracieuseté : Sebastien's ride across Canada

J’ai roulé de nuit presque toute la première semaine, dit-il. C’était des blocs de 20, 24, 30 heures de vélo; j’arrêtais pour dormir 3, 4 ou 5 heures et on repartait.

Chaque jour, il consommait 9000 calories pour soutenir l’effort.

Il a tout de même perdu 15 livres en autant de jours.

Après la chaleur, le vent

Les montagnes et la canicule derrière lui, c’est le vent des Prairies qui l’attendait.

Nous effectuions la traversée d’ouest en est pour avoir des vents favorables. Là, Mère Nature nous a joué un tour. Ç’a été l’inverse, ç’a été deux, trois journées avec des vents de face qui nous ont beaucoup ralentis.

Une citation de :Sébastien Sasseville

Sébastien Sasseville n’en était qu’au septième jour que, déjà, le record semblait hors d’atteinte. Les conditions climatiques extrêmes le privaient d’un rêve, mais sa motivation, elle, demeurait intacte.

Deux hommes s'enlacent, la nuit, tandis qu'un troisième observe un appareil photo.

L'arrivée à Halifax a laissé place à une scène de liesse au sein de l'équipe d'une dizaine de personnes.

Photo : Gracieuseté : Sebastien's ride across Canada

Chaque jour, nous recevions des centaines de messages d'encouragement, se rappelle l’athlète de Québec. Notre objectif a alors changé : c’est pour inspirer ceux et celles atteints de diabète que nous avons poursuivi l’aventure.

Son exploit a fait de lui un modèle bien au-delà des diabétiques.

Du repos avant le prochain défi

Le retour à la réalité se passe bien, raconte l’athlète, quelques jours à peine après son retour à Saint-Gabriel-de-Valcartier.

Je retrouve les petits bonheurs, comme une tasse de café bien chaud, se réjouit-il.

Un cycliste mange un morceau de gâteau aux carottes.

Une pointe de gâteau aux carottes a fait le bonheur du cycliste près de Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Gracieuseté : Sebastien's ride across Canada

La récupération durera quelques jours, voire quelques semaines. Le sommeil, après avoir soutenu un tel effort, n’est pas paisible. Le corps a mal, la transpiration est abondante, les muscles sont crispés et les rêves, agités, malgré la fatigue accumulée.

Je me souviens d’avoir rêvé sur mon vélo, dit-il à propos de ces moments, à l’approche d’Halifax, où son esprit pédalait dans des états de conscience incertains. Il était temps que ça finisse!

Et maintenant que c’est fini, que reste-t-il à faire?

On mange et on dort! répond l’athlète.

En attendant le prochain exploit, lit-on entre les lignes.

Avec les informations de Mireille Roberge

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