•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La ministre Squires « profondément troublée » par des propos sur la réconciliation

La ministre des Familles du Manitoba, Rochelle Squires, en conférence de presse.

La ministre des Familles du Manitoba, Rochelle Squires. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La ministre des Familles et responsable des Affaires francophones du Manitoba, Rochelle Squires, se dit troublée par les derniers événements entourant la réconciliation avec les peuples autochtones dans la province.

Rochelle Squires a réagi au lendemain des propos controversés du nouveau ministre de la Réconciliation avec les Autochtones et le Nord, Alan Lagimodiere, qui a succédé à Eileen Clarke.

En conférence de presse, quelques minutes après son assermentation, Alan Lagimodiere a déclaré que dans sa compréhension du système des pensionnats pour Autochtones, ces écoles avaient pour but de donner aux enfants les compétences et aptitudes nécessaires pour s’intégrer dans une société non autochtone.

Il a aussitôt été interrompu par le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Wab Kinew, qui a jugé ces commentaires inacceptables. Alan Lagimodiere a indiqué plus tard, sur les médias sociaux, s'être mal exprimé.

La ministre Squires, dont le petit-fils est Autochtone, dit avoir à cœur la cause de la réconciliation.

Je veux, plus que tout pour mon petit-fils et pour tous les peuples autochtones, qu'ils vivent dans un pays assez courageux pour accepter la terrible vérité de ce qui s'est passé [dans les pensionnats pour Autochtones], et que l'on s'engage à faire mieux, affirme-t-elle dans une déclaration à CBC.

Elle ajoute être troublée par les récents événements et commentaires.

Je veux prendre le temps de réfléchir, d'écouter le dialogue et de mieux comprendre mes propres responsabilités envers la réconciliation, dit-elle.

D'autres élus réagissent

En réagissant au déboulonnement de deux statues représentant les reines Victoria et Elizabeth sur le terrain du Palais législatif qui a eu lieu le 1er juillet, Brian Pallister a affirmé, mercredi dernier, que la colonisation du Canada avait été menée avec de bonnes intentions.

Ces propos, considérés comme faisant preuve d'insensibilité à l’égard des Autochtones et de la réconciliation, ont semé la controverse et entraîné la démission de la ministre Eileen Clarke, qui occupait le poste des Relations avec les Autochtones et le Nord.

Jeudi, Brian Pallister a maintenu ses commentaires et dit qu’ils se voulaient un hommage aux Canadiens et aux pionniers qui ont bâti le Canada.

D’autres élus conservateurs réagissent aux récents événements. En conférence de presse, vendredi, la ministre de la Santé mentale, du Mieux-être et du Rétablissement, Audrey Gordon, a apporté son appui à Brian Pallister et à Alan Lagimodiere, affirmant que les commentaires de ce dernier sur les pensionnats n'étaient pas [le message] qu'il avait l'intention de transmettre.

Mme Gordon a aussi mentionné que Wab Kinew, qui s'est opposé à M. Lagimodiere sur ces propos, avait son respect. Je pense que les gens devraient toujours pouvoir dire ce qu’ils ont sur le cœur, et c'est ce qu'il a fait, a-t-elle déclaré.

Le député conservateur Shannon Martin (McPhillips) a publié un message sur Twitter vendredi. Il y affirme qu'il ne devrait pas y avoir de confusion au sujet des écoles résidentielles [pensionnats pour Autochtones, NDLR], ainsi nommées pour minimiser leur héritage. Il faudrait, ajoute-t-il, les nommer pour ce qu’elles sont, des camps de rééducation non pas au bénéfice des peuples autochtones, mais pour effacer leur culture et, trop souvent, leur vie même.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !