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Anthony Bourdain raconté dans le documentaire Roadrunner

Un homme regarde au loin, la bouche entrouverte.

Le chef et animateur Anthony Bourdain

Photo : Getty Images / Dimitrios Kambouris

Radio-Canada

Le documentaire Roadrunner: A Film About Anthony Bourdain, qui sort en salle ce vendredi, retrace la vie, le succès, les projets et les démons du célèbre chef cuisinier et animateur américain, mort il y a trois ans.

Le film est réalisé par Morgan Neville, qui a fait plusieurs documentaires dans le passé comme Keith Richards: Under the Influence, They'll Love Me When I'm Dead, The Cool School et 20 Feet from Stardom, qui lui a valu l’Oscar du meilleur film documentaire en 2014.

Des émissions et des voyages

Dans Roadrunner: A Film About Anthony Bourdain, le réalisateur a pu compter sur une variété de documents d’archives. Pendant plus de 15 ans, Anthony Bourdain a animé plusieurs émissions de télévision sur la cuisine et le voyage, dont Anthony Bourdain: Parts Unknown, qui était diffusée sur CNN, et Anthony Bourdain: No Reservations, sur Travel Channel.

Ce qui fait la force du film, c’est la quantité et la qualité des archives. Les personnes qui ont fait de la télévision avec lui pendant environ 15 ans ont donné accès à leurs disques durs, aux images qui ne se sont pas rendues dans les émissions, a souligné Claudia Hébert, chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin.

Succès et épisodes malheureux

Ayant travaillé comme chef à New York, notamment à la brasserie française Les Halles, Anthony Bourdain a consommé de l’héroïne et de la cocaïne dans sa vie. Il a arrêté du jour au lendemain.

C’est la publication du livre Kitchen Confidential: Adventures in the Culinary Underbelly qui l’a rendu célèbre en 2000 alors qu’il était âgé d’une quarantaine d’années.

C’est un film qui le raconte dans ce qu’il avait de fascinant et d’intéressant, mais [qui raconte] aussi comment, au fil des ans, il est devenu plus malheureux, narcissique, moins chaleureux, plus dur avec son équipe et les gens autour de lui. C’est toutefois un documentaire efficace qui rend hommage à l’homme qu’il était, a souligné Claudia Hébert.

Le film est aussi un récit sur le poids de la célébrité, a-t-elle ajouté. Les personnes à New York demandaient souvent à Anthony Bourdain des autographes, et d’autres voulaient se faire prendre en photo avec lui.

À peine sorti en salle, déjà une controverse

Le documentaire fait réentendre la voix d’Anthony Bourdain, qui assure toute la narration du film.

Trois citations reprennent des mots que le chef a écrits, mais qu’il n’a pas dits à l’oral avant de mourir. Le réalisateur a donc fait appel à un logiciel d’hypertrucage (deepfake, en anglais) pour faire prononcer ces phrases en empruntant la voix d’Anthony Bourdain. Il y avait trois citations auxquelles je voulais attacher sa voix, car aucun enregistrement n’existait, a expliqué le réalisateur Morgan Neville dans un entretien accordé au magazine New Yorker.

L’utilisation de ce procédé dans le film, qui vient tout juste de prendre l’affiche, suscite déjà des critiques, dont celle de son ex-femme, Ottavia Bourdain. Je ne suis certainement pas celle qui a dit que Tony aurait été d’accord avec ça, a-t-elle écrit sur Twitter.

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