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Un an plus tard, quel bilan fait-on de la glissière de l’autoroute 50?

Plan rapproché d'un poteau de la glissière de sécurité.

La glissière de l'autoroute 50 a été installée en juillet 2020 (archives).

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Radio-Canada

Un an après l’installation de la glissière sur l’autoroute 50, entre Gatineau et l’Ange-Gardien, le ministère des Transports du Québec (MTQ) estime qu’elle a permis d’éviter une vingtaine de collisions frontales.

Entre janvier 2012 et décembre 2019, on a comptabilisé cinq accidents mortels et quatre accidents graves sur ce tronçon. Depuis un an, il n’y a pas eu d’accident mortel ou grave, a mentionné une conseillère en communication du MTQ en Outaouais, Rosalie Faubert.

L’objectif du gouvernement québécois était de réduire la gravité des accidents sur un tronçon de 5,4 kilomètres de l’autoroute 50, entre la fin des quatre voies à Gatineau et le chemin Doherty, à l’Ange-Gardien.

Mme Faubert en bordure d'une route à Gatineau.

L'agente de communication du ministère des Transports du Québec pour la région de l'Outaouais, Rosalie Faubert (archives)

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Le maire de Thurso et préfet de la MRC de Papineau, Benoit Lauzon, mentionne quant à lui que c’était une excellente décision du gouvernement et que cela a passablement réduit les accidents.

Une perte de vie, c’est une de trop. Quand on parle de vie humaine, on ne regarde pas le budget. On fait l’investissement. Une vie humaine, on ne peut pas la ramener, a-t-il dit.

Benoit Lauzon explique avoir remarqué que l’installation de la glissière a aussi modifié le comportement des automobilistes, qui étaient parfois enclins à rouler un peu trop vite. C’est plus étroit, ça aide. Il y avait aussi la fatigue [qui a causé des accidents]. Les gens s’endormaient.

M. Lauzon a aussi manifesté son intérêt à voir une telle glissière être installée sur le territoire de sa MRC, notamment à Thurso, la municipalité dont il est le maire, ou à Papineauville.

Le préfet de la MRC de Papineau, Benoît Lauzon, accorde une entrevue à la caméra de Radio-Canada.

Le préfet de la MRC de Papineau, Benoît Lauzon, dresse lui aussi un bilan positif (archives).

Photo : Radio-Canada

À ce sujet, la province a avoué évaluer actuellement la possibilité d’en installer ailleurs dans le réseau routier québécois, sans en préciser les endroits précis.

Retour sur la polémique

L’an dernier, certains doutes avaient été émis quant à l’efficacité de ce type de barrière pour empêcher les collisions frontales sur un tronçon à deux voies. Il s’agissait de la première fois que le Québec utilisait cette méthode. L’Alberta l’avait déjà fait auparavant.

L’Association motocycliste de l’Outaouais avait exprimé des craintes à l’effet que ce projet était un hachoir pour un motocycliste.

Encore aujourd’hui, le MTQ soutient qu’il s’agissait de la meilleure solution à adopter parmi toutes les options analysées avant la réalisation du projet d’élargissement de l’autoroute 50 qui est prévu pour ce même tronçon.

La solution du muret de béton n'était tout simplement pas possible, selon la configuration actuelle de la chaussée dans le secteur. Donc, le MTQ en est venu à la conclusion que la glissière était une très bonne solution dans le contexte actuel de l’autoroute 50.

Avec les informations de Fiona Collienne et Emmanuelle Poisson

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