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Route 25 entre La Tuque et Wemotaci : des améliorations réclamées

Une voiture traverse un petit pont au-dessus d'une rivière.

Plusieurs voix s'élèvent et réclament des améliorations à la route 25, le principal lien entre la communauté atikamekw de Wemotaci et la ville de La Tuque.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Radio-Canada

Plusieurs voix s'élèvent et réclament des améliorations à la route 25, le principal lien entre la communauté atikamekw de Wemotaci et la ville de La Tuque.

De 2016 à 2020, selon le ministère des Transports (MTQ), la route a été le désolant théâtre de deux accidents mortels et de 30 accidents ayant causé des blessés. Seulement l’an dernier, neuf accidents ont eu lieu sur la route. 

C'est un gros camion lourd qui était en avant, mais il y avait tellement de poussière (...) l'auto est rentrée dans les billots. Il y a eu deux morts dans l'auto , explique Tina Niquay, intervenante en services sociaux à Wemotaci, à propos d’un des accidents survenus sur la route.

Une personne tient un drapeau devant une route de gravier.

La communauté atikamekw de Wemotaci réclame des changements pour améliorer la sécurité de la route.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Moi, quand je m'en allais ici, il fallait que je fasse mon signe de croix, je ne sais pas où je m'en allais. C'est plus des proches, des amis qui ont perdu des membres de la famille ici , enchaîne Martine Coocoo sur la peur qui l’habite lorsqu’elle emprunte la route 25. 

Dernièrement, l'inquiétude est grandissante. Le temps sec de juillet, propice à la poussière, et le cas d’un enfant blessé dans un accident il y a deux semaines, ont ravivé les craintes de la communauté quant à cette route de gravier que plusieurs considèrent périlleuse et dangereuse. 

La route s’avère aussi très achalandée. Chaque jour, selon le MTQ, ce sont 621 véhicules, dont 40 % de véhicules lourds, qui traversent la route 25.

Il y en a beaucoup qui roulent vite et qui prennent des chances, j'en ai vu pas mal , avoue Marcel Newashish, opérateur de niveleuse.

Un camion qui transporte des billots de bois est suivi par une voiture sur une route de gravier.

La route 25 s’avère aussi très achalandée. Chaque jour, selon le MTQ, ce sont 621 véhicules, dont 40 % de véhicules lourds, qui traversent la route 25.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

 Au point où des intervenantes des services sociaux qui multiplient les allées et venues à La Tuque ont publié une lettre qui demande des actions concrètes du gouvernement du Québec. 

Du travail est déjà fait par Québec

Le gouvernement injecte entre quatre et cinq millions de dollars annuellement pour entretenir la route entre La Tuque et Wemotaci. Réparations de ponceaux, déneigement, abrasif, abat-poussière; les opérations sont nombreuses pour augmenter la sécurité de la route 25. 

Une voiture traverse une route de gravier.

De 2016 à 2020, 32 accidents ont eu lieu sur la route 25, dont deux mortels.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Des mesures, certes appréciées, mais insuffisantes, estime Francois Néashit, chef de Wemotaci. 

Le conseil des Atikamekws de Wemotaci demande l'asphaltage de la route et l'élargissement des ponts pour éviter la circulation en alternance. Des demandes qui sont appuyées par la Ville de La Tuque. 

On ne peut pas être contre le fait qu'on demande du pavage sur l'ensemble [de la route]. On la connaît, je la connais la route 25 et j'ai été moi-même impliqué avec le greffier dans un accident , dit Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque, qui ajoute aussi vouloir l’ajout de voies de dépassements et des améliorations jusqu’au village de Parent. 

C'est une route à caractère économique, moi je ne m'en cache pas, mon parc industriel est là , ajoute-t-il. 

À l’heure actuelle, le ministère des Transports du Québec en est à l’analyse des demandes formulées par le conseil, la communauté de Wemotaci et La Tuque. Pour le moment, il invite les utilisateurs à ralentir pour sauver des vies.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

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