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Révision de la LLO au N.-B. : manque de volonté chez les politiciens, selon un expert

Une affiche bilingue du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Michel Doucet propose des recommandations pour établir un plan concret d'application de la langue française au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’expert en droits linguistiques Michel Doucet assure qu'il existe un manque de volonté chez les politiciens pour ce qui est de la révision de Loi sur les langues officielles (LLO) au Nouveau-Brunswick. Cette révision, selon lui, doit assurer que la loi écrite est appliquée.

Selon Michel Doucet, la motivation n’est pas au rendez-vous chez la classe politique pour apporter des changements. Il y a un manque de volonté, un manque de culture des langues officielles à Fredericton, tant du côté du gouvernement Gallant à l'époque, que du côté du gouvernement Higgs, a-t-il affirmé.

Malheureusement, actuellement, c'est un processus qui semble être très peu dans l'actualité, nos organismes ne parlent pas suffisamment. J'ai crainte que le gouvernement ne sente aucune pression d'accorder des changements.

Une citation de :Michel Doucet, expert en droits linguistiques

Il soutient que les premiers ministres Brian Gallant et Blaine Higgs n'ont pas respecté la Loi sur les langues officielles. Le plan de 2015 sur la mise en œuvre ne respectait certainement pas les obligations qui étaient définies dans la Loi sur les langues officielles, a-t-il déclaré.

Michel Doucet, expert en droits linguistiques, le 19 février 2021.

Selon l'expert en droits linguistiques, les deux derniers gouvernements ont failli à respecter l'application du français.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, aucun des deux premiers ministres n'a assuré le suivi imposé par cette loi.

On demeure encore assez fragilisés sur le plan de la véritable mise en œuvre de la loi sur les langues officielles, explique-t-il.

Le plan, qu’il juge beaucoup trop vague, lui semble loin de présenter des mesures concrètes pour appliquer la loi.

Des obligations révisées par un comité

Dans son rapport, Michel Doucet formule plusieurs recommandations spécifiques, notamment en ce qui a trait aux foyers de soins, à Alcool NB ainsi qu'au système juridique.

Ce que je demande, c'est qu'on revoie le libellé de cette disposition-là pour la rendre beaucoup plus obligatoire sur le premier ministre et les institutions.

Une citation de :Michel Doucet, expert en droits linguistiques

L’expert en droits linguistiques souhaite qu’un comité de l’Assemblée législative sur les langues officielles puisse recevoir ces rapports et, surtout, en tenir compte.

La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean.

Shirley MacLean demande la création d’un secrétariat sur les langues officielles.

Photo : Radio-Canada

Michel Doucet affirme se rallier aux positions de la commissaire aux langues officielles, Shirley MacLean, qui demande la création d’un secrétariat sur les langues officielles.

M. Doucet rappelle que le français demeure fragile au Nouveau-Brunswick.

C'est également important dans cette modification-là qu'on reconnaisse, comme on l'a fait au fédéral, que la langue qui est en situation de vulnérabilité au Nouveau-Brunswick, c'est la langue française.

Une citation de :Michel Doucet, expert en droits linguistiques

Les commissaires responsables de la révision de la loi doivent terminer leurs travaux avant la fin de 2021.

Avec les informations de Michel Corriveau

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