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Allègement des mesures sanitaires et recrudescence des virus chez les enfants

Un enfant malade se fait prendre la température à l'aide d'un thermomètre buccal.

La réponse immunitaire des enfants aux virus courants peut être plus faible que d’habitude.

Photo : iStock

Radio-Canada

Comme la pandémie de COVID-19 tire à sa fin et que les mesures sanitaires sont allégées, les enfants sortent davantage de chez eux et des virus qui avaient pratiquement disparu pendant la pandémie sont de retour.

À ce moment de l’année, dans les hôpitaux pédiatriques, c’est habituellement calme, souligne la Dre Fatima Kakkar, spécialiste des maladies infectieuses pédiatriques au CHU Sainte-Justine à Montréal. Pourtant, nous assistons en ce moment à une recrudescence des infections respiratoires.

La Dre Fatima Kakkar ajoute que le taux de maladies qui ne sont pas liées à la COVID-19 correspond environ au taux normalement enregistré en automne.

Si les mesures de santé publique prises l’année dernière — notamment l’éloignement physique, le port du masque et le confinement — ont aidé à enrayer la propagation de la COVID-19, elles ont également eu l’avantage de prévenir d’autres virus respiratoires.

Toutefois, comme les enfants n’ont pas été en contact avec ces maladies depuis longtemps, ils n’ont pas développé récemment les anticorps et leur système immunitaire est plus faible qu’habituellement

Les enfants se remettent généralement de la plupart de ces maladies par eux-mêmes, mais la Dre Fatima Kakkar précise que les pédiatres craignent particulièrement une augmentation du virus respiratoire syncytial.

Bien qu’il s’agisse d’un virus commun, il peut causer des problèmes respiratoires si graves chez les nourrissons et les jeunes enfants qu’ils ont besoin de soins hospitaliers, explique-t-elle.

Une augmentation de cas du virus respiratoire syncytial a aussi été enregistrée aux États-Unis le mois dernier.

Pas de grippe

La Dre Fatima Kakkar souligne que les docteurs n’ont toutefois pas encore signalé de recrudescence pour ce qui est de la grippe.

Elle a été presque inexistante cette saison, en raison en grande partie de toutes les précautions sanitaires prises pour lutter contre la COVID-19.

Les experts attentent à un retour de l’influenza cet automne.

Même si notre système immunitaire n'est peut-être pas prêt à combattre l’influenza à son arrivée dans quelques mois, la Dre Ellen Forman, immunologiste à l’École de médecine de Yale, à New Haven, rappelle qu’il existe un médicament efficace et sécuritaire contre la grippe.

C’est assurément une bonne année pour la prise du vaccin contre la grippe, dit-elle.

Une petite fille reçoit un vaccin par vaporisateur nasal.

Les personnes âgées de 2 à 59 ans peuvent recevoir le vaccin contre la grippe par vaporisateur nasal.

Photo : Associated Press / The Post and Courrier : Alan Hawes

Bien que plus d’enfants contractent des maladies respiratoires en ce moment, les parents ne doivent pas s’inquiéter, selon la spécialiste des maladies infectieuses et microbiologiste du Sinai Health à Toronto, la Dre Allison McGeer.

Pour la majorité des enfants, ce n'est rien de grave, confirme-t-elle.

En ce qui concerne la prévention, les parents peuvent continuer de faire ce qu’ils ont appris lors de la pandémie pour réduire la propagation des virus : garder ses enfants à la maison lorsqu’ils ont des symptômes de maladie et se laver les mains.

Nous savons que simplement se laver les mains cinq fois par jour peut réduire de 30 % les risques d’infections respiratoires virales, dit la Dre Allison McGeer.

Faites comme si on était en octobre, conclut-elle.

Avec les informations de CBC

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