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Le Vermont scrute les concentrations de contaminants dans le lac Memphrémagog

Le lac Memphrémagog

Le lac Memphrémagog est sous étude par le Vermont pour mesurer la concentration de contaminants toxiques.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Thomas Deshaies

Le Département de la conservation de l’environnement du Vermont (Vermont Department Environnemental Conservation) a amorcé une étude pour connaître la concentration de composés perfluorés (SPFA), des contaminants qui ont des effets toxiques, dans le lac Memphrémagog.

L’organisme gouvernemental de l’État du Vermont analysera des échantillons d’eau prélevés dans dix sites au cours de l’été 2021. Les sites de prélèvement sont situés dans le lac principal, une baie et des affluents majeurs. Les tissus de poissons collectés sur place seront aussi analysés.

Cette démarche a été enclenchée quelques mois après une levée de boucliers d’élus québécois qui s’étaient inquiétés de la détection pour la première fois de composés perfluorés dans les usines de filtration de l’eau potable de Magog et de Sherbrooke.

La Ville de Sherbrooke suspecte que ces contaminants, présents dans le lixiviat (liquide résiduel provenant des dépotoirs), puissent provenir du dépotoir de Coventry au Vermont. Le lixiviat était, jusqu’en 2019, envoyé à l’usine d’épuration de Newport qui rejetait ensuite l’eau traitée dans le lac Memphrémagog. Le traitement ne permettait pas d’éliminer tous les composés perfluorés avant le rejet, comme le démontre un rapport publié en 2020 par l’État du Vermont.

Une première étude au lac Memphrémagog

C’est la première fois que le Département de la conservation de l’environnement du Vermont analysera les composés perfluorés dans le lac Memphrémagog. Au total, 36 sortes de composés perfluorés seront analysés. Le ministère de l’Environnement du Québec n’avait analysé que 20 composés dans les usines de Sherbrooke et de Magog.

C’est une reconnaissance initiale pour avoir une compréhension de la concentration de SPFA dans le lac Memphrémagog (NDLR : citation traduite de l’anglais), explique le scientifique environnemental du Département de la conservation de l’environnement du Vermont, Rick Levey.

Des échantillons seront aussi prélevés dans les affluents, soit les cours d’eau qui se jettent dans le lac Memphrémagog. Une manière d’avoir un portrait plus précis de la provenance des contaminants. Je suspecte que certains affluents ont une concentration plus élevée de SPFA que le lac Memphrémagog, précise M. Levey.

Qu'est-ce que sont les composés perfluorés ?

Les composés perfluorés sont des produits chimiques utilisés notamment comme enduits imperméabilisants et antitaches sur une grande gamme de biens de consommation courants. Certains de ces composés sont très persistants dans l’environnement, bioaccumulables, et ont des effets toxiques.

Source : ministère de l'Environnement

Des données partagées avec l’État québécois

Les premiers résultats provenant des analyses des échantillons en laboratoire pourraient être connus d’ici la mi-août selon M. Levey.

Même si le rapport sera publié dans plusieurs mois, les données préliminaires seront partagées rapidement avec les représentants de l’État québécois. Nous avons qu’il y a plusieurs personnes intéressées à ces résultats, indique M. Levey. Nous allons partager ces résultats avec les partenaires québécois

M. Levey émet l’hypothèse que cette étude pourrait permettre de rassurer plusieurs intervenants. Je demeure confiant qu’on trouvera de très bas niveaux de SPFA dans la majorité des échantillons provenant des sites (du lac Memphrémagog, souligne-t-il.

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