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Des athlètes de rodéo québécois en vedette au Stampede de Calgary

Une photo montrant deux hommes et une femme portant des chapeaux de cowboy.

De gauche à droite, le sauteur Pascal Desrochers, le sauteur Samuel Turcotte et l'athlète de poste hongroise Noémy Coeurjoly vont montrer leurs talents au Stampede de Calgary.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rousseau

Stéphanie Rousseau

Cette année, le Stampede de Calgary présente des athlètes de rodéo originaires du Québec en remplacement des courses de chariots, ce qui représente une occasion unique pour eux.

Après que la pandémie eut forcé l’annulation des populaires courses de chariots qui font la renommée du Stampede, les organisateurs se sont tournés vers l’Est pour combler le vide laissé en fin de soirée.

C’est au Festival Western de St-Tite qu’ils ont puisé une partie de leur inspiration en faisant venir des athlètes qui y présentent des épreuves uniques au Québec. Trois épreuves, le sauvetage, l’échange de cavaliers et le pony express sont présentées.

Pascal Desrochers saisit la bride d'un cheval au galop dans un manège.

Pascal Desrochers, cavalier de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, s'apprête à monter à cheval pour prendre le relais de son coéquipier.

Photo : Jean-Charles Richard (Facebook)

Normalement, notre équipe a des rodéos au Québec en même temps que le Stampede, donc on ne pouvait jamais venir, mais là, grâce à la Covid, et enfin il y a une chose positive avec la Covid, on a pu venir, lance le sauteur Pascal Desrochers.

Le sauvetage consiste à monter sur un cheval en pleine course. Un sport de fous, dit Pascal Desrochers.

Le monde trouve ça incroyable. Que ce soit les Américains, les Australiens quand ils viennent à St-Tite, ils capotent de nous voir aller parce que nos disciplines sont typiquement québécoises, ajoute le sauteur Samuel Turcotte.

Souvent, ils nous voient comme des petits frenchy, des petits cowboys amateurs, mais ils changent d’air en nous voyant faire ce dont ils ne sont pas capables. C'est plaisant de leur montrer qu'on est de vrais cowboys nous autres aussi.

Une citation de :Samuel Turcotte, sauteur

Autant Samuel Turcotte que Pascal Desrochers disent qu’ils aiment la rapidité de leur sport et l’adrénaline qu'il leur procure.

Une course de chariot lors du Stampede de 2012

Buddy Bensmiller (à gauche) lors de la course Chuckwagon au Stampede de Calgary en juillet 2012.

Photo : Reuters / Todd Korol

Un public à conquérir

Si le public du Stampede semblait hésitant au départ à acheter des billets pour ce nouveau spectacle de soirée, les gradins se sont graduellement remplis au fil du festival.

L'activité populaire ici, c'est les chuck wagons. Mais là, il n’y en a pas. Je pense que le monde a hésité à prendre des billets au départ, alors il y avait beaucoup moins de monde qui venait nous voir et on était un peu déçu. Mais le monde a commencé à en parler, à voir les vidéos et à réaliser que ce qu'on fait au Québec, c'est un peu fou et hier, c'était rempli, c'était malade, lance Pascal Desrochers.

Les athlètes ont dû s’adapter à une arène beaucoup plus grande et à d’immenses gradins qui sont plus loin du public que dans les rodéos québécois.

Les gradins du Stampede avec un ciel orangé en arrière-plan.

Les gradins du Stampede sont plus vides qu'à l'habitude en raison de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rousseau

Malgré tout, les athlètes disent apprécier leur expérience et le Stampede que certains n’avaient jamais vu.

Je savais que c’était gros, mais je ne pensais pas que c’était à ce point-là. J’en avais entendu parler et je ne pensais pas que le calibre était aussi fort que ça. J’ai été impressionné.

Une citation de :Samuel Turcotte, sauteur

Les athlètes espèrent que le Stampede leur permettra de faire grandir leur sport.

Ça ouvre de grandes portes pour avoir des commanditaires pour nous aider pendant nos saisons. Puis aussi pour pouvoir faire des voyages comme ça dans de plus gros rodéos à la grandeur du monde pour montrer ce qu'on est capable de faire, ajoute Samuel Turcotte, qui espère revenir dans les prochaines années, si son horaire le permet.

Une autre première au Stampede

Une femme est debout sur deux chevaux qui sautent un obstacle.

La poste hongroise consiste à monter debout sur deux ou trois chevaux.

Photo : Radio-Canada / Noémy Coeurjoly

Même son de cloche pour Noémy Coeurjoly qui partage sa vie entre le Québec et l'Alberta depuis 8 ans. Cette acrobate sur cheval pratique la poste hongroise qui exige de se tenir debout sur deux ou trois chevaux à la fois en les faisant courir ou sauter des obstacles.

Il y a quelques semaines, elle s’est fait demander de participer au Stampede, une première pour la jeune femme de 25 ans.

Je suis vraiment comblée, parce que tout le monde voudrait un jour participer au Stampede. Donc là, moi j'ai un crochet de coché sur ma liste, lance-t-elle.

Alliant gymnastique et spectacle, la poste hongroise demande un grand équilibre. Noémy Coeujoly, qui faisait de l'équitation dans sa jeunesse, a eu la piqûre pour cette discipline après avoir vu une démonstration qui l'a impressionnée.

Noémy Coeurjoly se tient à côté d'un de ses chevaux.

Noémy Coeurjoly réalise un rêve en participant au Stampede de Calgary cette année.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rousseau

Le monde est surpris, je pense, mais ils trouvent ça le fun de voir une discipline différente des autres, ajoute-t-elle.

Noémy Coeurjoly espère que sa participation au Stampede lui ouvrira des portes.

C'est une opportunité pour moi de démontrer que je suis capable et que j'ai ma place en Alberta.

Une citation de :Noémy Coeurjoly, athlète de poste hongroise

Les rodéos de l’Alberta et du Québec sont différents. Au Québec, c’est plus énergétique, mais en Alberta c’est plus professionnel. Au Québec aussi c’est professionnel, il y a un gros circuit aussi, c’est juste différent, l’ambiance est différente. Au Québec, c'est plus la musique, il y a des pétards, c'est différent qu'ici en Alberta, mais les deux sont supers le fun. L'Alberta c'est plus tranquille qu'au Québec, conclut-elle en riant.

Le spectacle qui rassemble Noémy Coeurjoly, Pascal Desrochers et Samuel Turcotte est présenté tous les soirs au Grandstand du Stampede.

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