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Des milliers de Britanno-Colombiens toujours déplacés en raison des feux

Des pompiers répandent des produits ignifuges sur un brasier près de Vernon, en Colombie-Britannique.

Une trentaine de nouveaux brasiers se sont déclarés en 48 heures dans la province.

Photo : Marjorie Schaper

Plusieurs milliers de Britanno-Colombiens sont toujours évacués ou sur un pied d’alerte alors que plus de 300 feux de forêt font toujours rage dans la province. Le gouvernement britanno-colombien ne compte cependant pas déclarer l’état d’urgence pour le moment.

La vague de chaleur et les orages qui ont sévi sur la province la fin du mois de juin et au début du mois de juillet sont habituellement des conditions météorologiques observées au mois d’août, explique le directeur adjoint des opérations auprès de BC Wildfire, Kurtis Isfeld.

Un panache de fumée s'échappe d'une forêt.

Le feu de Brenda Creek, situé à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Kelowna, s'étend maintenant sur environ 400 hectares.

Photo : Twitter / BC Wildfire

Essentiellement, notre saison des feux a été devancée d'environ un mois, souligne-t-il en ajoutant que la saison semble vouloir s’étendre jusqu’à l’automne.

Au moment d’écrire ces lignes, la province fait face à 307 incendies, dont 31 se sont déclarés dans les 48 heures précédentes.

Depuis le 1er avril 2021, BC Wildfire a répondu à près de 1100 incidents qui ont brûlé environ 203 000 hectares jusqu’à présent.

Une citation de :Kurtis Isfeld, directeur adjoint des opérations, BC Wildfire

C’est une superficie plus grande encore que celle de Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal réuni.

À cette période de l’année, la province compte habituellement l’équivalent de 209 feux de forêt pour un total de 60 000 hectares de terre brûlés, si on se fie à la moyenne des 10 dernières années.

Il y a dorénavant 28 feux qui sont jugés d’importance dans la province, principalement située dans les régions de Kamloops, de Cariboo et de Prince George.

Des milliers de personnes déplacées

Jeudi, une trentaine d’ordres d’évacuation concernant plus de 2800 propriétés étaient toujours en place, explique le directeur des opérations de la gestion des urgences de la Colombie-Britannique (Emergency Management BC), Brendan Ralfs.

D'autre part, une cinquantaine d'alertes d’évacuation touchent plus de 10 000 propriétés, indique-t-il en soulignant que ces données changent rapidement au fil de l’évolution de la situation.

Le district régional de Thompson-Nicola a modifié son ordre d’évacuation pour le secteur du plateau Bonaparte. Celui-ci concerne dorénavant 56 propriétés. Une alerte est en vigueur pour le secteur de Beautiful Nicola Valley-North.

Plusieurs autres ordres d’évacuation et alertes sont toujours en vigueur.

Le district régional de Cariboo demande de son côté aux personnes qui résident dans le secteur de Titetown et Nazko Nord de se préparer à partir à tout moment.

Manque d’effectif

Près de 2500 personnes combattent actuellement les feux en Colombie-Britannique, aidées d'environ 150 avions-citernes et hélicoptères.

Des pompiers provenant de partout au Canada sont venus prêter main forte, mais malgré cela, les équipes doivent prioriser certains feux au détriment de d’autres, explique Kurtis Isfeld.

Quelques pompiers de dos jasent ensemble avant le départ.

Les pompiers de la SOPFEU avant de prendre l'avion pour la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Avec les défis actuels en matière de ressources, nous ne sommes pas en mesure de combattre tous les nouveaux feux, ce qui veut dire que notre objectif à ce point-ci c’est d'allouer ces ressources là où il y a une valeur de vie et de sécurité, illustre le directeur adjoint des opérations auprès de BC Wildfire.

Un état d’urgence provincial n’est cependant pas à prévoir pour le moment, puisqu’il s’agit surtout d’un outil administratif, explique Brendan Ralfs.

Ce n’est pas nécessaire ni pour offrir de l’assistance aux gens ni pour avoir accès à du soutien financier ou pour coordonner les ressources additionnelles auprès du fédéral, dit-il.

L’enquête à Lytton se poursuit

Par ailleurs, l’enquête à Lytton pour déterminer la cause de l’incendie qui a ravagé le village se poursuit, indique le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

Jusqu’à présent, un enquêteur du BST a été envoyé à Lytton afin d’y recueillir des informations qui pourraient aider à déterminer la chronologie des événements et des demandes pour obtenir plus de renseignements ont été envoyées au Canadien National (CN) et au Canadien Pacifique (CP).

Une clôture blanche avec des décombres à l'arrière.

Il reste très peu de structures encore debout à Lytton. Seules quelques cheminées et clôtures s'érigent entre les décombres de ce qui était des maisons.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

À ce jour, le BST n’a reçu aucun rapport d’événement ni du CP ni du CN lié à l’incendie à Lytton, confirme-t-il dans un communiqué.

Il reste encore plusieurs informations à obtenir et à analyser, notamment les vidéos des caméras de surveillance se trouvant à bord des locomotives et les dossiers d’inspection et de maintenance des locomotives des trains qui sont passés dans la région tout juste avant l’incendie.

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