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Un été très sec rend la vie dure aux agriculteurs

Un champ à Sherbrooke.

Plusieurs agriculteurs de l’Estrie subissent les contrecoups des faibles précipitations des dernières semaines.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs agriculteurs de l’Estrie subissent les contrecoups des faibles précipitations des dernières semaines. Ils doivent rivaliser d’ingéniosité pour éviter des pertes de récoltes.

Cassandre Veillette, le copropriétaire de la petite ferme la Boîte à légumes, fait face à un grave problème d'approvisionnement en eau. Le temps sec l'oblige à utiliser l’eau de son puits pour irriguer ses pousses. Le problème, c'est que ce dernier ne fournit plus.

On manque d’eau pour laver les légumes. Les journées de récolte, il faut que j’arrête d’irriguer pour avoir assez d’eau pour arroser. On manque d’eau jusque dans la maison. Des fois, on pense que l’eau c’est acquis et facile et qu’on en a, mais quand on en manque, on se rend compte que ce n’est pas facile, déplore-t-il.

Ce problème a un impact bien réel sur ses cultures.

C’est sûr que j’ai des petites baisses de rendement, certain. Les cultures prennent plus de temps à venir à terme, remarque M. Veillette.

Il n'est pas le seul maraîcher à subir les impacts du déficit hydrique. Mélanie Goulet, la copropriétaire de Nos Aileux, a installé cette année des barils récupérateurs d’eau de pluie, puisque l’approvisionnement par son puits artésien ne suffisait pas.

On a une capacité de 17 000 litres d’eau. Mais quand il pleut, c’est un ou deux millimètres. On ne réussit pas à se refaire des provisions.

Une citation de :Mélanie Goulet, copropriétaire de Nos Aileux

Elle espère qu'il va pleuvoir pendant la fin de semaine, puisque ses réserves commencent à être basses.

Si on n’a pas de pluie en fin de semaine, il faut faire venir des citernes d’eau au coût de 300 $, craint-elle.

Une deuxième année de faibles pluies

Les précipitations des trois derniers mois en Estrie sont nettement inférieures à la moyenne saisonnière, et ce, pour la deuxième année consécutive.

Il y a un déficit d’environ, je dirais, du tiers, 33 % d’eau à combler. On est à une deuxième année consécutive avec un déficit de pluie dans la région, explique le météorologiste d'Environnement Canada Antoine Petit. Par contre, pour les prochaines semaines, on aurait un signal qui semble nous indiquer que les précipitations pourraient être au-dessus de la normale.

Cette année, les agriculteurs de l’Estrie ont aussi dû composer avec d’autres enjeux, dont un gel printanier tardif. Ces aléas météorologiques ont un impact sur le nombre de réclamations à la Financière agricole du Québec pour des pertes, explique Patrice Blais, le directeur régional de l'organisation.

Des pertes de 3,2 millions dans la région... Ce sont des pertes supérieures à ce qu’on observe habituellement dans une année normale.

Une citation de :Patrice Blais, directeur régional de la Financière agricole du Québec

Il ajoute que les événements météorologiques extrêmes ont de plus en plus d’impacts sur les producteurs.

Personnellement, je trouve qu’on observe vraiment les effets des changements climatiques, conclut-il.

Avec les informations de Thomas Deshaies 

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