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Le retour au bureau pourrait-il entraîner davantage d’abandons d’animaux en Ontario?

Un chien porte un foulard sur lequel on peut lire « Adopte-moi ».

La pandémie a entraîné une forte hausse de la demande pour les animaux de compagnie. (Archives)

Photo : Lindsey Narraway

Depuis le début de la pandémie, de nombreux animaux de compagnie ont été adoptés par des personnes confinées à la maison. Redoutée par de nombreuses administratrices de refuges, la fin des mesures de confinement n’a pas entraîné pour l’instant une augmentation du nombre d’animaux abandonnés par leurs maîtres, bien que des craintes subsistent pour l’automne.

La directrice des services animaliers de la ville de Pickering, Lindsey Narraway, est soulagée. Les abandons d'animaux n'ont pas augmenté. J'en suis surprise et contente, affirme-t-elle.

Avec la fin des mesures de confinement, elle craignait que de nombreuses personnes abandonnent leur animal par manque de temps.

Chaque année, la passionnée des animaux voit 500 animaux égarés ou abandonnés être accueillis dans son refuge.

« Je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas davantage d’abandons à l’automne. »

— Une citation de  Lindsey Narraway, directrice des services animaliers de la ville de Pickering
Lindsey Narraway caresse un chat pendant qu'un autre chat la regarde.

Mme Narraway espère que les Ontariens garderont leurs animaux de compagnie après la pandémie.

Photo : Lindsey Narraway

Des inquiétudes pour l’automne

Mme Narraway affirme par contre qu’elle est en contact avec des refuges américains, qui, eux, sont actuellement débordés. On espère ne pas voir la même tendance au Canada et en Ontario. On aimerait que les propriétaires gardent leurs animaux pour leur permettre de rester dans leur famille, confie-t-elle.

Déjà, elle remarque que la demande en adoption a diminué parce que les gens sont en train de réintégrer leur vie normale.

De son côté, la propriétaire du refuge Pets Need Love 2 à Verner, Nancy Jennings, trouve parfois des chiens et des chats abandonnés sur le bord de la route. Elle craint de faire plusieurs découvertes du genre dans les prochains mois.

Selon elle, des personnes se sont lancées dans l’élevage de chiens et de chats, flairant des opportunités financières. Beaucoup de gens les élevaient et maintenant qu’ils retournent au travail, ils n’ont plus le temps, s’inquiète-t-elle.

De l’aide pour les propriétaires

La directrice des opérations en matière de refuge pour les services animaliers de Toronto, Susan Shearstone, préfère rester optimiste, car elle croit que la pandémie a su montrer à quel point un animal peut enrichir la vie d’un humain. On essaie de donner aux gens les ressources nécessaires afin qu’ils puissent garder leurs compagnons, dit-elle.

Elle se dit rassurée d’avoir traversé la pandémie en toute sécurité.

Ce qu’il faut retenir, c’est que les gens aiment leurs animaux et on espère qu’ils vont les garder.

En date du 15 juillet, moins de 300 animaux ont été abandonnés par leurs propriétaires aux divers refuges des services animaliers de Toronto et moins de 1000 bêtes ont été retrouvées égarées. L’an dernier, au total, 853 bêtes ont été abandonnées et plus de 2000 bêtes ont été retrouvées égarées.

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