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La MRC d'Abitibi souhaite faire revivre les terres en friche sur son territoire

Terre agricole à Cap-Pelé au Nouveau-Brunswick.

La MRC souhaite attirer de la relève agricole et aider les nouveaux producteurs à s'établir sur le territoire

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

La MRC Abitibi veut repérer les propriétaires de terres en friche sur le territoire qui souhaitent louer ou vendre à de nouvelles familles ayant des projets agricoles.

La démarche vise à attirer de la relève agricole et aider les nouveaux producteurs à s'établir sur le territoire. Selon la coordonnatrice du Plan de développement de la zone agricole, Alice Chagnon, la MRC a perdu beaucoup de fermes et la relève est difficile à trouver.

Depuis plusieurs années, le nombre de fermes diminue, surtout en production laitière, qui était l'une de nos productions phares. C'est plus difficile de s'établir là-dedans à cause des coûts pour la relève, dit-elle.

Des vaches laitières sur la ferme HRD Duchesne de Saint-Narcisse.

La MRC a perdu plusieurs fermes laitières.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

La MRC a donc réalisé l'inventaire des terres les plus propices à la remise en culture dans le cadre du Plan de développement de la zone agricole.

Des 350 propriétaires qui ont été répertoriés et contactés récemment par la MRC, un peu plus d'une trentaine seraient prêts à louer leur terre pour qu'elles soient cultivées.

Attirer de nouveaux agriculteurs

La coordonnatrice du Plan de développement de la zone agricole Alice Chagnon travaille actuellement sur une stratégie d'attractivité des nouvelles familles.

On a communiqué avec des écoles d'agriculture du Québec pour voir s'il y a des gens qui seraient intéressés à venir s'établir en région. On va avoir plusieurs outils qu'on va utiliser pour faire connaître le potentiel de la MRC. On veut par exemple mettre en place des visites ici dans la région, de gens qui pourraient être intéressés, la relève [...] On va mettre en place un comité d'accueil, pour permettre aux gens de s'intégrer rapidement. On doit aussi faire tomber les préjugés, parce que beaucoup de gens de l'extérieur disent que l'Abitibi, c'est froid et il y a des bibittes. C'est vrai que la saison est courte, mais elle a aussi des avantages, ajoute la coordonnatrice.

Le préfet de la MRC Sébastien D'Astous croit qu'il faut rentabiliser les terres disponibles en attirant de nouveaux agriculteurs.

Selon lui, dans les prochaines années, l'agriculture va devenir le pilier de notre économie.

On veut occuper notre territoire, redynamiser nos ruralités, et ça passe par notre Plan de développement de la zone agricole.

Une citation de :Sébastien D'Astous, préfet de la MRC d'Abitibi

La MRC est d'ailleurs prête à aider les agriculteurs à rentabiliser leurs projets.

On va développer des regroupements d'agriculteurs qui vont pouvoir travailler ensemble sur des projets communs. Je lance un comme ça, mais on travaille extrêmement fort sur un projet de foin de commerce. Pourquoi le foin de commerce? Il n’y a pas un agriculteur en Abitibi qui va vendre son foin dans le sud de la province par lui-même, croit le préfet.

Selon Sébastien D'Astous, la MRC va développer des regroupements d'agriculteurs, on va les épauler, s'assurer de mettre les mécanismes en place pour faire la chaîne de valeur au complet, amélioration de production, développement de produits, expédition, vente; comme ça, on va s'assurer que les agriculteurs vont avoir une rentabilité.

La MRC a déjà réalisé une étude de marché et mis en place un plan de faisabilité pour son projet de regroupement de foin de commerce.

Selon Alice Chagnon, divers projets agricoles pourraient voir le jour dans la MRC, comme dans la production de bœuf, de lait ainsi que la production maraîchère ou biologique.

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