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Nombre record d'inscriptions en francisation au Centre Le Macadam à Amos

Un groupe dans une salle de classe devant un tableau.

Un groupe de huit Philippins suivent le programme de francisation posent en compagnie de l'enseignante Diary Gaspard et de David Simard, directeur du Macadam.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Martin Guindon

Pas moins de 36 élèves de 10 nationalités différentes ont suivi le programme de francisation cette année à Amos, un record pour le Centre de formation générale Le Macadam.

Le programme de francisation est offert aux allophones par le Macadam, en collaboration avec le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Services Québec et les entreprises qui font appel à des travailleurs étrangers.

Abelardo Cucal est assis sur une chaise et sourit à la caméra.

Abelardo Cucal, un Philippin de 47 ans qui participe au programme de francisation à Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Ça peut être des étudiants étrangers universitaires, des travailleurs étrangers saisonniers ou même des gens qui veulent obtenir tout ce qu’il faut pour avoir leur nationalité canadienne. L’arrivée des travailleurs étrangers a fait bondir le nombre d’inscriptions et on s’attend encore à une augmentation des inscriptions au cours des prochaines années, explique David Simard, directeur du Macadam.

Les rudiments de la langue

Avec des cours offerts à temps partiel, les élèves découvrent les rudiments de la langue à travers huit niveaux d’apprentissage afin de mieux s’intégrer dans leur communauté d’accueil.

Diary Gaspar et David Simard à côté d'une affiche du programme de francisation.

L'enseignante en francisation Diary Gaspard et le directeur du Macadam, David Simard.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les élèves apprennent les bases du français, mais en partant de ce qu’on appelle des situations de communication. C’est à partir de ça qu’ils apprennent, qu’ils construisent la grammaire, l’orthographe. Plus on monte de niveaux, plus l’écrit prend de l’importance dans l’apprentissage, fait valoir Diary Gaspard, enseignante en francisation.

S’établir à Amos

Pour le Philippin John Benedict Alabin, un mécanicien âgé de 32 ans à l’emploi de Thibault Automobiles, ces cours sont très importants, puisqu’il souhaite s’établir à Amos. Le français deviendra sa troisième langue, après sa langue natale et l’anglais.

John Benedict Alabin a les bras accotés sur une table dans une salle de classe.

John Benedict Alabin, un Phililppin de 32 ans inscrit au programme de francisation.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

J’ai besoin de parler français pour mon ami québécois, pour travailler. Je suis chrétien, je vais à l’église tous les dimanches. J’ai besoin des mots pour le Seigneur. J’adore être mécanicien. J’ai besoin du français pour travailler au garage, ici à Amos. Tout le monde ici est très gentil et m’aide beaucoup, affirme celui qui a aussi travaillé en Arabie saoudite.

Même son de cloche d’Abelardo Cucal, un Philippin de 47 ans qui travaille en peinture automobile chez Débosselage Bil-Yvon. J’ai besoin d’apprendre le français pour obtenir ma résidence permanente. J’ai du mal à parler français, à communiquer avec les gens, mais ils sont très gentils. Ils m’aident à apprendre le français, nous a-t-il confié, en alternant entre l’anglais et le français.

Faciliter leur intégration

Le programme de francisation revêt aussi toute son importance pour les employeurs, qui font de plus en plus appel à des travailleurs étrangers pour combler leurs besoins de main-d'œuvre. C’est le cas du Garage Tardif, qui emploie huit Philippins, et prévoit d'en recruter quatre autres.

Michel Roy devant une affiche du programme de francisation.

Michel Roy, directeur des ventes au Garage Tardif.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Ils parlent strictement leur propre langue et l’anglais. Pour nous, c’est important d’avoir un groupe d’employés qui parle français. On veut qu’ils s’intègrent très bien dans la société et avec leurs collègues. La plupart pensent à long terme avec nous autres. Et souvent, ils le disent à leur famille et à leurs amis, et il y en a d’autres qui ont postulé pour des programmes de travailleurs étrangers, souligne Michel Roy, directeur des ventes au Garage Tardif.

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