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De l’autocueillette aux serres du Lac Pelletier pour rapprocher les gens de l'agriculture

Trois serres.

Deux serres permettent l'autocueillette au Centre Jardin Lac Pelletier.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Situé à quelques minutes seulement du centre-ville de Rouyn-Noranda, le Centre Jardin du Lac Pelletier offre depuis quelques années un service méconnu de la population. Réputée pour ses plantes, ses arbres et ses fleurs en pots, l’entreprise offre également la possibilité aux citoyens d’effectuer de l’autocueillette de légumes.

Lorsqu’elle a acheté l’entreprise il y a six ans, Suzie Éthier a tôt fait de constater que les serres étaient inutilisées à partir du moment où les fleurs et les plantes étaient toutes vendues.

Je me suis dit, "Ça n’a pas de bon sens". On est à cinq minutes de la ville, on est collés sur la population. Il doit bien y avoir un moyen de faire quelque chose avec ces serres-là pour le reste de l’été et de produire des légumes , se rappelle-t-elle.

Suzie Éthier dans une serre.

Suzie Éthier, propriétaire du Centre Jardin Lac Pelletier.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Certaines des serres du Centre Jardin ont donc été configurées afin d’héberger les fleurs et les plantes au printemps, puis les légumes et les fines herbes pour le reste de l’été.

On a placé des dessus de table sur nos caissons de culture, donc on peut faire notre production en pots en début de saison et dès que les serres se vident, on se trouve à enlever le dessus des tables et on vient planter nos transplants de légumes dans nos caissons , explique Mme Éthier.

Des rangées de légumes dans une serre.

Deux serres ont été aménagées afin de faire pousser des légumes, après la saison des fleurs en pots.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Sensibiliser au métier d’agriculteur

Selon Suzie Éthier, l’autocueillette joue un rôle important afin de sensibiliser la population aux durs labeurs associés au travail de producteur agricole.

C’est au centre de nos valeurs. On aime penser qu’on est un lien entre le consommateur et l’agriculture, dans le sens où les gens se sont un peu éloignés de l’agriculture. Les gens vont dans les grandes surfaces et ont l’impression que les légumes apparaissent par miracle dans les étalages, alors que ce n’est vraiment pas le cas. Il y a beaucoup de travail derrière , atteste-t-elle.

Des concombres dans des plants.

Les concombres sont présents en abondance dans les plants.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

« Parfois, les gens ne savent pas à quoi ressemblent les plants dans lesquels poussent les légumes qu’ils consomment. Alors on fait une sorte de travail d’éducation.  »

— Une citation de  Suzie Éthier

Mme Éthier soutient qu’une visite au Centre Jardin et les tâches associées à l’autocueillette permettent au consommateur d’avoir une meilleure compréhension des prix affichés pour ces produits dans les supermarchés.

En venant nous rendre visite dans les serres, les gens voient tout le travail que ça nécessite. Les plants qui ont été partis en mars, qui ont été arrosés, fertilisés, tous les jours. En plus de ça, il y a toute la portion faite par le client, c'est-à-dire qu’il va avoir à faire la cueillette, il va avoir à faire le nettoyage des légumes et la pesée. Donc juste de faire ces tâches-là et de voir à quel point ça prend du temps, je pense que c’est à ce moment-là que les clients vont comprendre pourquoi une petite barquette de tomates peut valoir 8$ , indique-t-elle.

Des bacs de fines herbes dans une serre.

De nombreuses variétés de fines herbes peuvent être récoltées en autocueillette.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Une activité familiale

La propriétaire du Centre Jardin souligne que tous les types de clientèles peuvent trouver leur compte dans les serres servant à l’autocueillette.

On a des gens qui viennent s’approvisionner sur une base régulière, tous les cinq à sept jours, alors que d’autres se déplacent pour profiter d’une activité en famille, avec les enfants , précise-t-elle.

« C’est vraiment une belle activité familiale. Cueillir des petites tomates, déterrer des carottes, laver les radis, les enfants adorent ça!  »

— Une citation de  Suzie Éthier, propriétaire du Centre Jardin Lac Pelletier

Les gens qui souhaitent venir profiter de l'autocueillette n’ont pas à effectuer de réservation. Ils peuvent se rendre directement dans les serres et cueillir les légumes qu’ils désirent. Ensuite, ce qu’on va faire, on va les peser dans la boutique et on va charger [un prix] en fonction du poids de chacun des légumes , signale Mme Éthier.

Des tomates vertes sur un plant.

Les visiteurs doivent patienter encore un peu avant de récolter les tomates aux serres du Lac Pelletier.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Alors que certains légumes sont déjà prêts à être cueillis, Suzie Éthier précise que d’autres ne pourront être récoltés que dans les semaines à venir.

Présentement, ce sont surtout les légumes plus précoces. On parle des concombres, des laitues, des fines herbes, de l’ail, de la bette à carde, du kale [chou frisé] et des choux raves. Au fur et à mesure que la saison avance, la variété de légumes augmente. Les tomates vont s’en venir, on va avoir des aubergines, des poivrons, des petits pois, des haricots et du maïs. On essaie de produire vraiment tout ce qu’on peut produire , énumère-t-elle.

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