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Kent Nagano a hâte de retrouver le public du Festival de Lanaudière

Plan buste de Kent Nagano sur un plateau télévisé. Des gens sont à l'arrière-plan.

Le chef d'orchestre Kent Nagano

Photo : Radio-Canada / Julie Mainville

Radio-Canada

Pour ouvrir le Festival de Lanaudière, le maestro Kent Nagano retrouvera les musiciennes et musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) vendredi soir pour le concert unique Vision du paradis. Selon le chef d’orchestre, rien n’égale les spectacles devant public.

Si Kent Nagano a donné des concerts avec l’OSM cette année, ces derniers étaient virtuels en raison de la pandémie. Bien que les prestations en ligne procurent beaucoup d’adrénaline aux musiciens et aux musiciennes, une symbiose s’opère en plus lorsqu’un spectacle est donné devant un public.

Retrouver le public et l’OSM le temps d’une soirée

Lorsque les gens écoutent un CD ou visionnent un concert en ligne, il n’y a pas vraiment de manière de communiquer avec les musiciennes et musiciens sur scène, a expliqué le chef d’orchestre à Ariane Cipriani, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18.

Quand on joue devant public, il y a une forme de communication, qui est vraie, a-t-il ajouté. Sur scène, on est sensibles à l'enthousiasme du public, s’il a envie d’être là et s’il répond à notre musique. Et à l’inverse, le public peut sentir si les musiciennes et musiciens sont engagés et s’ils sont vraiment en train de partager une passion collective, a-t-il ajouté.

Ayant déjà participé au Festival de Lanaudière par le passé, Kent Nagano trouve que cet événement estival est un lieu important pour la culture québécoise. Il vante l’acoustique incroyable de l’amphithéâtre et rappelle que le Festival est reconnu à l’international.

Les deux œuvres qui seront jouées par l’OSM vendredi seront la Symphonie no 4 de Gustav Mahler, avec la soprano Hélène Guilmette, et le Prélude à l’après-midi d’un faune de Claude Debussy.

Les deux œuvres n’ont pas été écrites pour de grands orchestres. Ce qui est remarquable, c’est que ces deux compositeurs sont deux grands maîtres de l’orchestration, parce qu’ils créaient, avec cette limite de musiciens, une couleur somptueuse, une sorte de texture complètement séduisante, de temps en temps dans les rêves, et dans d’autres moments, dans l’émotion et la passion, a-t-il expliqué.

Le spectacle Vision du paradis sera présenté le vendredi 16 juillet, à 20 h, à l’amphithéâtre Fernand-Lindsay, qui pourra accueillir 831 personnes. Il affiche complet sur le site Internet du Festival.

Trois semaines de spectacles

Le Festival de Lanaudière se tiendra jusqu’au 8 août. Parmi les événements attendus, il y aura notamment le concert de l’OSM sous la direction de Jacques Lacombe, qui célèbrera le 250e anniversaire de Beethoven, un peu éclipsé par la pandémie l’an dernier.

La Symphonie no 5 y sera jouée, de même que l’ouverture Léonore III, un extrait de Fidelio, seul et unique opéra du compositeur allemand.

Beethoven était très intéressé par cette époque-là de la Révolution française et les idées de Napoléon, a expliqué Renaud Loranger, directeur artistique du Festival de Lanaudière, à Ariane Cipriani, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18.

Il était très intéressé par les idées nouvelles et d’émancipation, de liberté. Le thème même de cet opéra, c’est la libération d’un prisonnier politique, et cette libération-là a lieu grâce au concours de son épouse qui se travestit et qui infiltre la prison, a-t-il ajouté.

Le 24 juillet, le public pourra entendre de la musique baroque et du tango argentin lors du spectacle Destination Buenos Aires, sous la direction de Nicolas Ellis, accompagné du violoniste Kerson Leong et des Violons du Roy.

Le 8 août, pour clore le Festival, le concert Vers un nouveau monde sera présenté, avec l’Orchestre métropolitain sous la direction de Yannick Nézet-Séguin. Une œuvre de la compositrice autochtone Barbara Assiginaak, intitulée Eko-Bmijwang (Aussi longtemps que la rivière coule), sera notamment interprétée.

Et pour la première fois, le Festival offrira Les promenades musicales dans les parcs, un événement gratuit qui se veut une façon de rapprocher le Festival de la vie quotidienne de la région, précise Renaud Loranger.

Avec les informations d’Ariane Cipriani, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18.

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