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La C.-B. va de l’avant avec un programme d’approvisionnement sûr d'opioïdes

Gros plan sur une main s'ouvrant sur 4 petites pilules blanches.  d’hydromorphone.

Dans un premier temps, l’approvisionnement sûr sera implanté dans les programmes déjà existants de prescriptions de remplacement des régies de la santé.

Photo : Radio-Canada

Dans l’espoir de réduire le nombre de surdoses mortelles qui ont déjà fauché plus de 7000 vies en Colombie-Britannique au cours des cinq dernières années, la province étend son programme d’approvisionnement pharmaceutique sûr d'opioïdes.

Cette nouvelle politique permettra d’éloigner plus de gens des drogues toxiques, de les connecter avec des ressources et des soins de santé continus tout en stabilisant leur vie, souligne la ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Sheila Malcolmson.

Ce programme, qui découle de l’implantation d’un approvisionnement sûr à petite échelle durant la pandémie, permet à une personne d’avoir accès à une consultation avec un professionnel de la santé afin de déterminer quel médicament est le plus approprié.

Une personne risquant de faire une surdose pourra ainsi avoir accès à de l’hydromorphone injectable ou sous forme de comprimés, à des timbres de fentanyl ou encore à du citrate de fentanyl, tous couverts par l’assurance médicaments, sans pour autant devoir suivre un traitement.

Une rose accrochée à la mémoire des victimes de la crise des opioïdes à Vancouver.

L'année 2020 a vu un nombre record de décès dus à une surdose de drogue illicite alors que 1728 personnes ont perdu la vie. L'année 2021 s'annonce plus mortelle encore, prévient le gouvernement.

Photo : Ben Nelms / CBC

Avec plus de 7000 vies perdues en raison d’une surdose de drogue illicite, nous avons besoin de nouvelles mesures pour mettre en relation les gens avec le soutien dont ils ont besoin pour demeurer en sécurité, indique la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry.

Plus de 90 infirmières autorisées ont par ailleurs obtenu une formation afin de prescrire des solutions pharmaceutiques de remplacement aux personnes qui souffrent de dépendance aux drogues illicites.

Certaines sont même déjà sur le terrain, ajoute la ministre Sheila Malcolmson.

Un programme en deux phases

Le programme, financé avec une enveloppe de 22,6 millions de dollars sur trois ans provenant du budget provincial d’avril, se décline en deux phases. La première, qui devrait durer jusqu’à deux ans, implante l’approvisionnement sûr dans les programmes déjà existants de prescription de remplacement des régies de la santé.

Cette première phase permettra en outre d’amasser des données et d’évaluer la progression du programme afin de mettre en place les lignes directrices à suivre lorsque le programme s’étendra lors de la seconde phase.

Essayer d’étendre l’accès aux communautés rurales est une part très importante de ce programme, souligne la Dre Bonnie Henry.

La province indique que le programme pourrait être élargi une fois que les différentes régies de santé auront présenté leur plan d'implantation d'ici la fin du mois.

Pas assez, disent les verts

La cheffe du parti vert, Sonia Furstenau, reconnaît qu’un approvisionnement sûr d'opioïdes, de stimulants et d’autres solutions pharmaceutiques de remplacement aux drogues illicites est un pas dans la bonne direction.

Elle déplore toutefois que la province compte sur un modèle prescriptif qui ajoute des barrières entre le consommateur et l’approvisionnement sécuritaire.

Cela ne sera pas suffisant pour réduire le nombre de décès liés à l’utilisation de drogues mortelles dans la rue, indique-t-elle dans un communiqué.

La cheffe propose plutôt un modèle à l’extérieur du système de santé, comme des clubs de compassion ou des coopératives qui offrent peu de barrières et des avantages immédiats pour les utilisateurs de drogues illicites.

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