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La santé publique appréhende une flambée des infections transmises sexuellement

Photo d'un préservatif sorti de sa pochette

Le préservatif, un moyen efficace de prévenir les infections transmises sexuellement (archives).

Photo : iStock

La COVID s’essouffle et l’amour a de nouveau le vent dans les voiles. Après de longs mois d’abstinence, « un été propice aux rapprochements » se profile à l’horizon de la santé publique, qui rappelle l’importance de se protéger pour éviter une flambée des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).

Depuis son avènement en mars 2020, la pandémie a mobilisé un bon nombre de ressources normalement consacrées au dépistage des ITSS.

Résultat : le traçage de ces infections a diminué de 24 % par rapport à 2019 dans la Capitale-Nationale. Conséquemment, le nombre d’ITSS observées a lui aussi diminué.

Pour la santé publique régionale, cette baisse est trompeuse.

Le fait qu'on n'ait moins capté de cas dans la dernière année, c'est un peu le reflet de l'accès limité au service. [...] On a en effet moins de tests positifs, mais on pense que les ITSS sont toujours aussi présentes et circulent toujours autant , affirme Nathanaëlle Thériault, spécialiste en santé publique et en médecine préventive pour le CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Prévenir une hausse des cas

La direction de santé publique veut prévenir une flambée des cas d’infections transmissibles sexuellement. Pour elle, le retour de l’été et de plusieurs libertés laisse présager une augmentation des rencontres.

Avec les contacts qui vont possiblement augmenter pendant l'été, ça met la table à une augmentation des ITSS.

Une citation de :Nathanaëlle Thériault, spécialiste en santé publique et en médecine préventive, CIUSSS de la Capitale-Nationale

Pour rappeler à la population active sexuellement l’importance de faire l’amour en toute sécurité, le CIUSSS lance une campagne, notamment sur les réseaux sociaux et dans les lieux publics. Son leitmotiv : Pas de stress avec les ITSS!

On veut rappeler les messages de prévention à ce moment-ci. C'est normal que les gens veuillent reprendre une certaine normalité. Avoir un bel été, voir plus de gens, ce qui veut aussi dire plus de contacts sexuels, donc on n'oublie pas les moyens de protection dans tout ça , insiste Nathanaëlle Thériault.

Dépistage préventif

La santé publique rappelle que le port du condom est un des moyens les plus efficaces pour prévenir la transmission d’ITSS.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale incite aussi les gens à se faire dépister, particulièrement les personnes de 25 ans et moins qui sont actives sexuellement.

La plupart de ces infections-là ne donnent aucun symptôme. Il faut vraiment que la personne pense à se présenter d'elle-même pour aller se faire tester. Donc le recours au dépistage, au test, est la seule façon d'avoir l'heure juste , précise Nathanaëlle Thériault.

Les personnes qui ont eu des relations sexuelles avec de nouveaux ou de nouvelles partenaires devraient aussi se faire dépister, selon le CIUSSS.

Chaque année, 40 000 Québécois et Québécoises rapportent une ITSS à la direction de la santé publique. À ces dizaines de milliers de cas de chlamydias, de gonorrhées, de syphilis, de VIH et d’hépatites s’ajoutent les infections par l’un des virus du papillome humain et de l’herpès génital.

En tout, les ITSS représentent, annuellement, 75 % des maladies déclarées aux directions de santé publique, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Avec les informations de Colin Côté-Paulette

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