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Toronto pourrait légaliser les maisons de chambres dans toute la ville

L'extérieur d'une maison de chambres dans le quartier Parkdale.

À l'heure actuelle, les maisons de chambres sont autorisées seulement dans certains quartiers de Toronto.

Photo : CBC/John Rieti

Radio-Canada

Le conseil municipal doit débattre à l'automne de l'idée d'autoriser, partout à Toronto, les résidences à locataires multiples partageant cuisine et salle de bain, mais tout en réglementant mieux la pratique.

La question était à l'ordre du jour, jeudi. Les conseillers municipaux ont toutefois décidé de reporter le débat à leur réunion du 30 septembre et du 1er octobre.

À l'heure actuelle, ces maisons de chambres sont permises seulement dans certains quartiers (anciennes villes de Toronto et de York ainsi que certaines parties d'Etobicoke).

Ailleurs dans la Ville Reine, il n'existe aucune réglementation pour encadrer ce genre de locations.

Il y a actuellement 350 maisons de chambres réglementées à Toronto, mais nombre d'autres résidences sont louées ainsi de façon illégale à Scarborough et dans North York, note la conseillère municipale Ana Bailão, qui préside le comité de planification et de logement.

Il est important de nous assurer que ces résidences sont sécuritaires pour les locataires qui y vivent, qu'elles sont bien entretenues et qu'elles cadrent bien avec le quartier.

Une citation de :Ana Bailão, présidente du comité municipal sur le logement

Pour la conseillère, l'objectif est aussi de faciliter la création de logements abordables à Toronto.

Selon la réglementation proposée, le nombre de chambres par résidence serait limité à six dans la plupart des quartiers et les propriétaires devraient obtenir un permis.

Par ailleurs, un nombre minimum de salles de bain et d'espaces de stationnement serait exigé, selon le nombre de chambres louées.

Inspections annuelles

La Ville mènerait également des inspections annuelles et un nouveau tribunal municipal pour les maisons de chambres serait formé afin d'entendre les litiges.

Les gens ont besoin de ces logements, dit la conseillère Bailão. On le voit avec [les maisons de chambres] illégales où les conditions ne sont pas sécuritaires bien souvent. Assurons-nous de remplir ce besoin, mais tout en respectant les voisins et le quartier.

La nouvelle réglementation serait mise en place graduellement sur une période de trois ans.

Nathi Zamisa, président de l'association de locataires du quartier York Village, a lui-même habité dans une maison de chambres pendant trois ans avec jusqu'à 15 colocataires.

Ce sont des conditions de vie précaires, dit-il, racontant qu'il devait négocier des compromis avec ses colocataires presque chaque jour.

Selon lui, la Ville a besoin d'un cadre réglementaire, mais il craint que cela ne mène à des loyers plus élevés. La Ville promet de mettre en place des initiatives pour appuyer les locataires et maintenir des logements abordables.

Avec des renseignement fournis par Daniel Taekema et Muriel Draaisma de CBC News

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