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Un pirate informatique de Gatineau sera extradé vers les États-Unis

Des mains sur un clavier d'ordinateur dans la pénombre.

Sébastien Vachon-Desjardins a donné son consentement à son extradition (archives).

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

Le Gatinois Sébastien Vachon-Desjardins, soupçonné par le FBI de faire partie d'un réseau international de cybercriminels, sera extradé vers les États-Unis.

Lors d’une audience à Gatineau jeudi matin, la juge de la Cour supérieure Catherine Mandeville a approuvé la demande d’extradition après avoir obtenu le consentement de l’accusé.

Avant de signer les documents judiciaires pour la suite du processus d’extradition, la juge Mandeville a demandé à l’accusé s’il comprenait les répercussions de son approbation.

Le consentement, ce n’est pas vu comme une admission des faits allégués. Si vous signez le consentement, vous renoncez à certains droits à l'extradition, a expliqué la juge Mandeville.

L’accusé, qui portait un masque chirurgical et un chandail de golf à manches courtes, a répondu par l’affirmative.

M. Vachon-Desjardins renonce donc à certains droits, dont l’impossibilité de faire une demande de libération. Il ne pourra pas non plus demander de révision judiciaire. L’accusé a par ailleurs renoncé au délai de 30 jours auquel il aurait eu droit avant qu’on puisse l'extrader.

Piratage informatique, victimes et cryptomonnaie

Selon des informations obtenues sur un serveur informatique en Pologne, Sébastien Vachon-Desjardins serait l'un des pirates informatiques les plus efficaces, voire celui qui a le plus de succès dans le monde. Il serait affilié au réseau Netwalker, un gang de cybercriminels assez récent.

L'Université du Michigan, le Collège des infirmières de l'Ontario et l'École de médecine de l'Université de la Californie à San Francisco feraient partie de ses victimes, selon des informations publiées par CBC.

D'après un document produit par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), des centaines de milliers de dollars ont été saisis au domicile de M. Vachon-Desjardins et dans les coffrets de sûreté de trois établissements bancaires. Il aurait aussi amassé 520 bitcoins, une cryptomonnaie, d'une valeur d'environ 50 millions de dollars.

Au-delà de l'enquête du FBI sur le piratage informatique qu'il aurait effectué contre des cibles américaines en Floride, en Californie ainsi qu'en France, il fait également l'objet d'une enquête de la GRC. Les autorités cherchent à découvrir s'il a fait des victimes canadiennes.

S'il est reconnu coupable de toutes les accusations qui pèsent contre lui, le cybercriminel est passible d'une peine d'emprisonnement de 135 à 168 mois.

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