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Les coyotes ont transformé le parc Stanley en un endroit « dangereux, à éviter »

Un enfant de 2 ans se remet de blessures au cou et à la tête suivant une récente attaque de coyote.

Un sentier du parc Stanley fermé.

Certains sentiers du parc Stanley sont fermés en raison de la présence de coyotes.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Alors que les agents de conservation recommandent au public d’éviter de fréquenter le parc Stanley de Vancouver suivant des attaques répétées de coyotes, la pression monte pour que des mesures concrètes soient prises afin d’assurer la sécurité publique.

Le parc Stanley, une destination touristique majeure qui attire environ 8 millions de visiteurs chaque année, est un endroit dangereux en ce moment, souligne l’agent Simon Gravel. Les coyotes y sont agressifs de manière anormale.

Une récente attaque a laissé une fillette de deux ans avec des blessures au cou, à la tête et au bras. C’est une situation critique qui aurait pu être beaucoup plus grave, déplore-t-il.

Plus de 20 attaques de coyotes ont eu lieu dans le parc depuis le mois de décembre.

Une espèce invasive

Les coyotes sont apparus pour la première fois à Vancouver dans les années 1980, selon Nadia Xenaxis, de la Stanley Park Ecology Society. Les attaques envers les humains étaient, jusqu’ici, plutôt rares, note-t-elle.

C'est un changement sans précédent et inhabituel qu’on voit avec les coyotes en ce moment.

Nous avons dû inventer un mot pour les coyotes dans la langue squamish parce qu'il s'agit d'une espèce invasive sur notre territoire, relate le conseiller de la Nation Squamish, Khelsilem, dans un gazouillis.

Un coyote.

Les attaques de coyotes se multiplient au parc Stanley de Vancouver.

Photo : Shutterstock / MelaniWright

Pression grandissante pour des actions

Pressé d’expliquer quelles mesures sont prises par la Ville de Vancouver pour régler cette situation et protéger la population, le maire Kennedy Stewart affirme que toutes les ressources sont à la disposition des experts. Il nous faut bien comprendre pourquoi cela se produit et ce que nous pouvons faire pour l'arrêter.

Des efforts concertés doivent mener au dépôt d’un rapport du directeur de la Ville, dit-il.

De leur côté, les agents de conservation de la faune travaillent fort pour éliminer les coyotes responsables de ces attaques, mais cherchent des solutions à long terme, explique l’agent Gravel. On cherche comment éviter ces attaques, tout en maintenant une population de coyotes en santé au parc Stanley.

C’est toujours un équilibre entre la sécurité publique et la conservation des coyotes, qui jouent un rôle important dans l’écosystème du parc Stanley.

Une citation de :Simon Gravel, agent de conservation de la faune
Vue d'un immense parc avec un centre-ville.

Le parc Stanley attire pas moins de 8 millions de visiteurs chaque année, selon la Ville de Vancouver.

Photo : CBC / Rafferty Baker

Cessez de nourrir les animaux sauvages

Le comportement agressif des coyotes s'explique par le fait que les humains les nourrissent, selon des experts.

C’est illégal pour des raisons assez évidentes, rappelle l'agent Gravel. On apprend aux coyotes que les humains ne sont pas un danger, mais une source de nourriture.

En Colombie-Britannique, il est interdit de nourrir les animaux sauvages dangereux, comme les ours et les cougars.

Vancouver n'est pas la seule ville aux prises avec un conflit entre les coyotes et les humains. Le Grand Toronto et Calgary subissent également des attaques de plus en plus fréquentes.

Avec des informations d'Isabelle Raghem

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