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Les médecins de famille devront recevoir des patients symptomatiques

Un médecin tient un crayon en parlant à un patient.

Un médecin avec un patient

Photo : iStock / wutwhanfoto

Un nez qui coule ou une toux sèche ne seront plus des motifs suffisants pour empêcher un patient d’avoir accès rapidement à son médecin de famille.

Le ministère de la Santé s’attend désormais à ce que les groupes de médecine familiale (GMF) puissent recevoir des patients ambulatoires même s’ils ont des symptômes associés à la COVID-19.

Il importe de tendre dès maintenant vers une nouvelle normalité en termes de gestion de risque des patients avec symptômes, explique la sous-ministre adjointe Lucie Opatrny dans une lettre obtenue par Radio-Canada, adressée aux médecins responsables des GMF.

La situation épidémiologique et la couverture vaccinale rendent possible ce retour aux habitudes prépandémiques, selon la médecin.

Le même document, daté du 13 juillet, nous apprend aussi que le MSSS exige que toutes les consultations externes respectent de nouveau les obligations liées aux heures d’ouverture.

Le message aux CISSS et aux CIUSSS est clair : Dès maintenant, les nouvelles demandes de dérogation liées à l’offre de service des GMF ne pourront plus être autorisées par vos établissements.

Pour les dérogations déjà autorisées, elles devront prendre fin le plus tôt possible et au maximum le 6 septembre prochain.

La sous-ministre adjointe rappelle qu’à tout moment, le ministre est en droit de constater des manquements aux obligations des groupes de médecine.

Un médecin effectue un test de dépistage de la COVID-19.

Fermeture des centres d’évaluation

Jusqu’à maintenant, un patient démontrant des symptômes du coronavirus devait se rendre dans une clinique d’évaluation (CDE) avant de pouvoir rencontrer son médecin de famille.

L’attente était longue et pouvait durer jusqu’à trois jours, forçant de nombreux patients à se tourner vers les urgences.

Ces CDE devraient toutes être fermées d’ici le 6 septembre. Conséquemment, toutes les cliniques de GMF et GMF accès réseau (GMF-AR) devront être en mesure de voir des patients ambulatoires sans restriction de symptômes (patients chauds, tièdes et froids).

Comme les critères de référence aux CDE ont déjà été modifiés, il est possible dès maintenant de voir en clinique froide notamment les patients qui présentent une rhinorrhée simple, une otalgie ou des nausées ou vomissements.

Soulager les urgences

Alors que les ruptures de service se multiplient dans les urgences, en raison notamment du manque de personnel, le gouvernement espère que le recours au GMF pourra contribuer, à court terme, à réduire la pression sur le réseau.

La contribution des GMF et des GMF-AR est essentielle afin de répondre aux besoins de la population qui demande plus de services qu’à l’habitude en période estivale, en raison de la pandémie de COVID-19, explique la Dre Opatrny dans sa lettre.

Le ministre de la Santé Christian Dubé a participé, cette semaine, à une rencontre spéciale avec les PDG du réseau, consacrée notamment à la situation dans les urgences. Il a été décidé que les consultations externes auraient un rôle à jouer pour appuyer le réseau.

Le ministre n’a pas l’intention de revenir sur sa décision de permettre au personnel, éprouvé par la crise, de prendre du repos durant l’été.

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