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Une brigade d’agents de sûreté sur la rivière Saint-Maurice

Deux policiers regardent au loin alors qu'ils naviguent sur un plan d'eau.

Les policiers André Pelletier et Marc Désilet patrouillent à bord d'une embarcation sur la rivière Saint-Maurice.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Pascale Langlois

La Ville de Trois-Rivières souhaite créer une brigade d’agents de sûreté pour la rivière Saint-Maurice. La mesure pourrait être mise en place que Transports Canada aille de l'avant avec une réglementation ou non.

L’objectif est d’avoir une présence accrue sur la rivière Saint-Maurice et compléter celle offerte par la police de Trois-Rivières. Ces agents, formés par la Garde côtière, auraient les mêmes pouvoirs que les agents de police, soit de sensibiliser les plaisanciers en plus de pouvoir remettre des constats d’infraction.

Si Transports Canada va de l’avant avec une réglementation, la brigade sera là pour renforcer ces règles. Dans le cas contraire, la Ville souhaite qu'elle serve de mesure alternative pour continuer les efforts de cohabitation sur le cours d’eau.

Dans tous les cas, la brigade pourrait être sur les eaux de la rivière dès l'été 2022.

Dans une présentation faite au début de la consultation publique organisée mercredi soir, on apprenait qu’il y avait eu une forte augmentation des interventions auprès des plaisanciers entre 2019 et 2020. La police a remis 21 constats d’infraction en 2019 comparativement à 54 en 2020.

Certains plaisanciers présents à la séance de consultation publique croient que plus d’interventions permettraient de régler de nombreux problèmes rencontrés comme la nuisance sonore.

D’autres, qui ne souhaitent pas voir une limitation de vitesse sur la rivière, y voient une solution pour réduire le nombre de délinquants. Ils craignent qu’une réglementation vienne pénaliser une majorité de plaisanciers pour une minorité qui dérange.

La Ville de Trois-Rivières compte demander à Transports Canada une limitation de la vitesse sur la rivière à 5 ou 10 km/h ou encore d'interdire les activités de remorquage comme le ski nautique.

Inquiétudes des riverains au nord

La demande de réglementation de la Ville auprès Transports Canada concerne la portion de la rivière entre le fleuve Saint-Laurent et la plage au Cap-de-la-Madeleine, surnommée la plage aux chiens. Des résidents au nord de cette section s’inquiètent de la sécurité dans leur secteur.

Trois embarcations sont accostées sur une petite plage où plusieurs personnes se baignent.

Dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine, le lieu surnommé la plage aux chiens rassemble régulièrement les plaisanciers.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie

Plusieurs ont mentionné un manque de balises qui entraînent parfois des bris de moteur sur des hauts fonds. D’autres s’inquiètent que de plus en plus de gens effectuent la descente de la rivière en embarcations gonflables et se retrouvent en difficulté. L'intervention des riverains est parfois nécessaire pour leur venir en aide.

La Ville assure que la section au nord de la plage aux chiens pourrait être ajoutée après la décision de Transports Canada. C’est pour une question d’efficacité des démarches qu’elle n’est pas incluse à l’heure actuelle. Les riverains espèrent que cet ajout pourrait se faire plus facilement et rapidement que la demande en cours.

Nage en eau libre à l'île Saint-Quentin

La consultation publique a également été l’occasion d’apprendre que la corporation de l’île Saint-Quentin travaille sur un projet de corridor de nage en eau libre. Il se situerait dans le secteur interdit aux embarcations à moteur. Ce projet pourrait voir le jour avant la fin de l’été.

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