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COVID-19 : Une équipe de Calgary plaide pour la poursuite de l’analyse des eaux usées

Un homme soulève une boîte métallique révélant un grand contenant en plastique.

Sous la boîte métallique, une machine robotisée prélève un échantillon d'eaux usées du quartier voisin pour que l'équipe de chercheurs analyse la présence de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Des chercheurs de l’Université de Calgary tentent de sécuriser un financement permanent pour poursuivre et étendre leur analyse épidémiologique des eaux usées, un domaine qui a prouvé son utilité pendant la pandémie.

Depuis plus d’un an, l’équipe de recherche prélève des échantillons d’eau à plusieurs endroits du système d'égouts de Calgary. Dans ces eaux teintées d’excréments, elle recherche la signature génétique du virus causant la COVID-19 pour évaluer la prévalence de l'infection au sein de la population.

Six jours d'avance

Nous pouvons détecter la maladie avant qu’elle apparaisse dans les cas cliniques , explique l’un des responsables de l’équipe Kevin Frankowski. Nous pouvons observer une flambée six jours avant l’apparition d’une éclosion [dans les statistiques provinciales].

Une large bouteille contenant une eau trouble

Les échantillons d'eaux usées sont prélevés deux fois par semaine puis analysés en laboratoire.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Selon le chercheur, la métropole albertaine s’est révélée idéale pour ce genre d’analyse puisque le système des eaux usées y est séparé de celui des eaux de pluie.

Grâce à sa collaboration avec la Ville de Calgary, l’équipe a pu effectuer ses analyses aussi bien à l’échelle de la métropole qu’à celle d’établissements particuliers. Par exemple, des échantillons ont été prélevés au niveau des eaux usées de trois hôpitaux, d’une résidence universitaire de l’Université et d’écoles.

Comme il s’agissait d’un projet pilote, aucune action sanitaire n’a été prise seulement en fonction de nos données, mais maintenant nous sommes assurés de l’efficacité du système comme indicateur précoce, souligne M. Frankowski. Cela permettrait de mieux cibler notre allocation des ressources.

Un groupe de personnes portant des vestes et des casques de sécurité.

Le chercheur Kevin Frankowski en compagnie de l'équipe responsable des prélèvements.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Les subventions fédérales d’environ un million de dollars ne s’appliquaient qu’à la phase pilote et sont arrivées à échéance. L’équipe est en quête d’un financement plus permanent. Son montant qu’elle espère de plusieurs millions de dollars déterminera l’ampleur des analyses.

Détecter d'autres types d'éclosions

L’autre responsable de l’équipe, le professeur agrégé de biologie Casey Hubert, croit toutefois que le modèle pourrait être appliqué à l’échelle de la province et des infections autres que celles causées par le SRAS-CoV-2.

Ce qu'il serait excitant et important de faire serait de pivoter vers l’analyse d’autres virus comme la grippe. Et si nous pouvions anticiper la saison de grippe et couper l’herbe sous le pied de certaines maladies? Quelles conséquences cela aurait-il sur le bien-être des Calgariens, mais aussi sur l’économie? Imaginez la réduction du nombre de congés maladie par exemple, explique-t-il.

Les données reccueillies dans le cadre du projet pilote ont été fournies à la Ville de Calgary et aux Services de santé de l’Alberta.

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