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Urgences : le CISSS de l'Outaouais écarte l'idée d'une intervention de l'armée

L'entrée d'un hôpital vu de l'extérieur.

L'urgence de l'Hôpital de Gatineau est partiellement fermée. (archives)

Photo : Radio-Canada / Eloic Hamel

Radio-Canada

Le regroupement citoyen Équité Outaouais souhaite que les Forces armées canadiennes (FAC) prêtent main-forte dans les urgences de la région, mais le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais ferme la porte à l’idée.

Nous n'envisageons pas l'aide des Forces armées. Nous poursuivons nos efforts à offrir des soins et des services de qualité à notre population, déclare le CISSS de l'Outaouais, par courriel, mercredi après-midi.

La situation dans les urgences demeure un enjeu de main-d’œuvre avant tout qui se reflète partout au Québec. Plusieurs solutions sont mises de l'avant afin de redresser cette situation, ajoute-t-on.

Aux yeux du président d'Action Santé Outaouais, Denis Marcheterre, il vaudrait la peine de vérifier auprès de l'armée quel genre de soutien elle pourrait apporter dans les urgences de l'Outaouais.

Il ne faut surtout pas fermer la porte à quelque option que ce soit, compte tenu des circonstances. C’est une option intéressante qu’il faudrait étudier et considérer sérieusement, commente-t-il.

Il affirme toutefois qu'il faudrait s'assurer que des membres des FAC ont bel et bien l'expertise nécessaire pour venir en renfort dans des urgences.

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Denis Marcheterre, président d'Action Santé Outaouais (Archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

C’est différent de l’intervention de l’armée dans les CHSLD, j’imagine, où le travail de préposé aux bénéficiaires est différent. Dans les urgences, c’est beaucoup plus pointu comme compétence, ajoute-t-il.

Dans une réponse transmise par écrit, jeudi, les FAC expliquent employer environ 2600 professionnels de la santé de la Force régulière, dont environ 460 médecins et infirmières, dans un large éventail d'environ 48 spécialités et professions.

Ces professions incluent, par exemple, des techniciens de laboratoire, des pharmaciens, des dentistes et des hygiénistes dentaires, indique-t-on.

Il est important de noter que l’emploi primaire de ces gens est d’assurer des soins aux membres des forces armées. Bref, les militaires ne sont pas couverts par les services provinciaux, mais plutôt par l’institution militaire, précisent les FAC.

Et d'ajouter : comme les provinces ou territoires qui demandent de l’aide au gouvernement fédéral le font via Sécurité publique Canada, qui a la responsabilité de coordonner l’intervention fédérale dans le cadre de toute opération d’urgence, nous n’avons rien à ajouter à ce dossier.

Les urgences toujours débordées

La pénurie de personnel dans le domaine de la santé entraîne des semaines d'autant plus difficiles, depuis la fin juin, en Outaouais.

L’urgence de l’Hôpital de Gatineau a dû être fermée par manque de main-d'œuvre spécialisée, le 25 juin, et n’est que partiellement ouverte depuis le 30 juin.

Les femmes enceintes, les jeunes de 0 à 17 ans et les personnes ayant des problèmes de santé mentale nécessitant des soins d’urgence sont les seules personnes à y avoir accès. La salle d’urgence sera de nouveau accessible à tous à compter de dimanche, mais seulement entre 8 h et 18 h.

Pendant ce temps, les taux d’occupation aux urgences de l’Hôpital de Hull et de Papineau grimpent souvent au-delà de 100 %.

Mercredi vers 18 h, le taux d’occupation était de 172 % à Hull et de 100 % à Papineau, selon le registre en ligne d'Index Santé.

Un événement de mobilisation, intitulé Les urgences de Gatineau se meurent dans l'indifférence, est prévu jeudi matin devant l'urgence de Gatineau.

Avec les informations de Mama Afou et de Rosalie Sinclair

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