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La pandémie racontée à travers des masques au Musée royal de l’Alberta

Des masques suspendus dans un musée.

Les masques exposés au Musée royal de l'Alberta ont tous été fabriqués par des artistes canadiens, mais des artistes d'ailleurs dans le monde ont également participé au projet et vendu leurs œuvres à d'autres musées.

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

Radio-Canada

Du 14 juillet au 11 octobre, le public peut admirer 45 masques confectionnés par divers artistes au Musée royal de l’Alberta (RAM) à Edmonton. L’exposition Breathe, créée par deux femmes métisses, rassemble les œuvres de créateurs allochtones et autochtones de partout au Canada.

Les masques sont brodés, perlés, collés. Certains sont en verre; d’autres, en papier.

[Ils] représentent les artistes et leurs histoires personnelles, donc ils sont aussi vastes et variés que ces personnes elles-mêmes, explique Lisa Shepherd, cocréatrice de l’exposition.

Originaire de l’Alberta et aujourd’hui installée en Colombie-Britannique, Mme Sheperd a confectionné trois masques présentés dans l’exposition. Le premier a été inspiré par le paradoxe entre la peur de ce qui vient et le calme étranger mais apaisant qui s’est abattu sur les rues désertées au début du confinement.

Des masques tissés, perlés et brodés, suspendus dans un musée.

Des dizaines d'artistes autochtones et allochtones ont créé des masques pour raconter leur vécu pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

Un autre masque, de l’artiste ontarien Don Kwan, a été fabriqué à partir de menus de restaurants chinois collés ensemble. Il raconte l'expérience de ce dernier face à la montée du racisme antiasiatique au cours de l’année.

Le projet a commencé dès le début de la pandémie, quand Lisa Shepherd et Nathalie Bertin se sont aperçues qu’entre le confinement et le stress, plusieurs artistes comme elles étaient en panne d’inspiration.

Le perlage et l’art traditionnel métis, leurs spécialités, semblaient soudainement se faire rares.

La pandémie est arrivée et, tout d’un coup, il n’y avait plus rien qui existait. [Les artistes] n’étaient même pas capables de bouger, alors à travers le projet, ils ont pu [exprimer] leurs pensées et leurs réflexions.

Une citation de :Nathalie Bertin

Un défi, lancé sur les réseaux sociaux, a appelé des artistes de tous les continents.

On a des membres en Afrique, en Europe, qui [publient des photos] des masques, toujours; c’est incroyable, c’est une vraie communauté, dit-elle.

Toutefois, de nombreux autres artistes du collectif formé sur Facebook ont vendu leurs œuvres à divers autres musées, dont le fameux Smithsonian Institution, à Washington.

Avec les informations d’Andréane Williams

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