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Le maire de Saint-Jean-de-la-Lande devant la Commission municipale du Québec

La façade de l'hôtel de ville de Saint-Jean-de-la-Lande.

L'hôtel de ville de Saint-Jean-de-la-Lande (archives)

Photo : Radio-Canada

Les audiences du maire de Saint-Jean-de-la-Lande, Jean-Marc Belzile, devant la Commission municipale du Québec ont commencé mercredi matin. Il fait face à trois manquements déontologiques.

Selon la citation, le maire Belzile aurait utilisé à plusieurs occasions les ressources de la municipalité à des fins personnelles. La commission lui reproche également d'avoir utilisé de la machinerie à des fins autres que l'exercice de ses fonctions.

Les faits reprochés se seraient produits entre le 2 novembre 2017 et le 18 septembre 2020.

En interrogatoire, l'avocate de la commission, Naomi Gunst, a questionné Jean-Marc Belzile sur les nombreuses réclamations qu'il a faites pendant cette période. Le maire a dit qu'il effectuait de la surveillance et de la patrouille pour vérifier le travail de certains employés et qu'il surveillait les infrastructures du village. Certaines réclamations portaient aussi sur des activités de représentation pour la Municipalité.

En contre-interrogatoire, Jean-Marc Belzile a souligné qu'il avait fait cette surveillance pour maximiser les retombées des investissements de sa ville. À l'accusation d'avoir utilisé la rétrocaveuse et le tamiseur, le maire a dit n'avoir eu d'autres choix que de le faire, compte tenu du manque d'employés au service des travaux publics de la ville.

J'ai toujours fait ça de bonne foi. C'était pour obtenir des résultats pour la municipalité.

Une citation de :Jean-Marc Belzile, maire de Saint-Jean-de-la-Lande

L'ex-directrice générale du village, Danielle Rousseau, a aussi témoigné. Elle a souligné que ses relations avec le maire n'avaient jamais été bonnes. Mme Rousseau a été directrice générale de 1994 à 2019. Elle dit avoir rappelé à Jean-Marc Belzile, à de nombreuses reprises, les lois qui régissent ses pouvoirs.

Danielle Rousseau a admis avoir eu des contacts avec le ministère des Affaires municipales pour parler des agissements du maire. Lors de son témoignage, elle a dépeint Jean-Marc Belzile comme un homme qui voulait tout gérer et qui était très irrespectueux envers ses collègues et employés.

Il se faisait payer du kilométrage pour se promener dans le village.

Une citation de :Danielle Rousseau, ex-directrice générale de Saint-Jean-de-la-Lande

Maintenant retraitée, elle aide son successeur deux jours par semaine. Elle dit ne plus avoir de contacts avec le maire Belzile, même lorsqu'elle travaille à l'hôtel de ville.

Quatre autres témoins seront entendus jeudi. Les avocats des deux parties feront entendre leurs plaidoiries en fin d'après-midi.

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