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Loin de s’améliorer, la pénurie d’infirmières s’aggrave au N.-B. selon le syndicat

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Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau‑Brunswick, croit que les fermetures d'urgence ne sont que la pointe de l'iceberg.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Selon le Syndicat des infirmières du Nouveau-Brunswick, la pénurie de main-d'œuvre s’aggrave dans les hôpitaux et foyers de soins de la province. Depuis avril, le nombre de postes vacants a bondi de 700 à 854.

Malheureusement, le thermomètre bouge dans la mauvaise direction en ce qui a trait aux remplacements des infirmières immatriculées, s’indigne la présidente du syndicat Paula Doucet.

Des hôpitaux partout dans la province ont dû réduire leurs services en raison d’un manque d’employés.

Selon Mme Doucet, il manque d’infirmières en raison de congés de maladie, de retraites ou d’autres employés qui préfèrent accepter un poste dans une autre province. Elle ajoute à cela des employés qui décident de quitter la profession tout simplement.

La pénurie pousse les infirmières vers la porte à toute vitesse, déplore-t-elle, en ajoutant que les conditions de travail sont difficiles.

Paula Doucet croit que la pénurie existe depuis longtemps, mais que la pandémie a empiré la situation.

Elle pense que l’ajout de stress en raison des mesures en place dans le système de santé et les confinements successifs ont eu un impact sur la santé mentale des membres de son syndicat et d'autres employés du secteur de la santé.

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En mai, l'Hôpital de Moncton a été obligée de réduire ses services en raison d'une pénurie de personnel.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Selon la présidente du syndicat, des fermetures ponctuelles d’urgences comme celles vu à Moncton, Sackville, Campbellton et Perth-Andover ne sont que la pointe de l’iceberg si rien n’est fait rapidement pour régler la crise. 

Elle pense qu’il doit y avoir un nombre adéquat d’admissions dans les programmes postsecondaires et de meilleures conditions de travail pour retenir les diplômés. Le recrutement hors de la province doit aussi être plus agressif à son avis, même si elle concède que c’est difficile puisque la pénurie touche toutes les provinces. 

La province recrute à l’international

Selon le porte-parole du ministère de la Santé Bruce Macfarlane, le gouvernement est loin de se croiser les bras.

Il explique que la province offre des incitatifs pour pourvoir certains postes d’infirmières difficiles à combler et qu’un projet-pilote est en cours pour le recrutement d’infirmières formées à l’étranger.

En vertu de ce programme, 70 infirmières de l’extérieur du pays participeront à un programme leur permettant d’accéder à la profession au Nouveau-Brunswick.

M. Macfarlane ajoute que le ministère collabore avec les réseaux de santé pour recruter des infirmières dans la région. Selon des données de juin, le réseau Horizon a embauché 106 diplômés d’un programme de sciences infirmières et du côté de Vitalité, 100 infirmières immatriculées doivent débuter leur travail d’ici le mois de septembre.

Mais la situation reste fragile. Le vice-président des services cliniques au réseau de santé Horizon Geri Geldart estime que malgré ces efforts, il reste une pénurie critique d’infirmières, avec environ 650 postes vacants à travers le réseau.

Du côté de Vitalité, la vice-présidente aux ressources humaines Johanne Roy a indiqué en juin queles efforts de recrutement se poursuivent même si des centaines de postes sont encore à pourvoir.

D'après un reportage d'Aidan Cox de CBC

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