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Feux de forêt : l'Ontario promulgue un décret d’urgence

Ciel couleur feu, avec vue sur l'eau.

Le ciel de Pikangikum, dans le Nord-Ouest de l'Ontario, est rougi par les feux de forêt.

Photo :  Amanda Sainnawap

Radio-Canada

Le ministère ontarien du Développement du Nord, des Mines, des Richesses naturelles et des Forêts a promulgué un décret d’urgence pour tout le Nord-Ouest de la province en raison de l’accroissement d’activité des incendies de forêt.

Le décret permet au Ministère de prendre des mesures spéciales pour veiller à la sécurité des personnes et à la protection des propriétés d’importance critique, selon le communiqué de la province.

Je surveille la situation de près et mon ministère fait tout en son pouvoir pour protéger les personnes et les biens dans la région, a déclaré Greg Rickford, ministre du Développement du Nord, des Mines, des Richesses naturelles et des Forêts.

Une interdiction d’allumer des feux est en vigueur pour presque tout le Nord-Ouest et les déplacements sont restreints sur les terres de la Couronne près des feux.

Une carte de l'Ontario montrant l'emplacement des feux de forêt.

Le risque d'incendie est élevé ou extrême par endroits dans le Nord de l'Ontario, principalement dans le Nord-Ouest.

Photo : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts

En date de mercredi matin, il y a 90 feux de forêt actifs dans le Nord de l’Ontario, dont 80 dans le Nord-Ouest.

État d’urgence déclaré à Pikangikum

La Première Nation de Pikangikum, située à 100 km au nord de Red Lake, souhaite évacuer jusqu’à 800 personnes vulnérables en raison de la fumée des feux de forêt.

L’état d’urgence a été déclaré lundi soir, pour obtenir officiellement l’aide de la province et du fédéral.

Selon le chef Dean Owen, plus de 350 résidents vulnérables de Pikangikum doivent être évacués mercredi, principalement des enfants, des personnes âgées et les personnes qui ont des problèmes respiratoires.

Timmins accueillera au moins 150 de ces évacués, qui doivent arriver en début d'après-midi à l'aéroport. Ils seront hébergés à l'hôtel Ramada.

Selon Suzanne Lajoie, du Bureau de santé Porcupine, des précautions seront prises pour éviter la propagation de la COVID-19.

La Première Nation de Pikangikum ne compte pas de cas actifs, alors que la ville de Timmins en compte trois.

Quelques membres de la communauté, dont l’ancienne cheffe Amanda Sainnawap, avaient déjà quitté la communauté, avant même l’ordre d’évacuation.

Ils ont fait un trajet d'une demi-heure en bateau jusqu'à Taxi Bay, qui donne accès à la route Nungessar, la seule menant au sud vers Red Lake et au réseau routier provincial.

Il s’agit de la troisième année de suite où des membres de cette communauté sont évacués en raison d’incendies de forêt.

Matthew Hoppe, le directeur général de l’Independant First Nations Alliance, dont fait partie Pikangikum, affirme que les prévisions météorologiques des prochains jours sont inquiétantes.

Photo de Matthew Hoppe.

Matthew Hoppe, le directeur général de l’Independant First Nations Alliance. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Environnement Canada prévoit des températures maximales au-dessus de 30 degrés Celsius à partir de jeudi, et peu de précipitations.

Un bulletin spécial sur la qualité de l’air est en vigueur pour une grande partie du Nord-Ouest de l'Ontario.

L’ensemble de la Première Nation de Poplar Hill ainsi que les membres les plus vulnérables de la Première Nation de Deer Lake ont été évacués dans les derniers jours.

Des gens montent à bord d'un avion Hercules.

Les Forces armées canadiennes participent à l'évacuation des communautés autochtones. (Archives)

Photo : Forces armées canadiennes

Ils ont trouvé refuge à Thunder Bay, à Kapuskasing, à Cochrane, à Dryden ou à Cornwall, notamment grâce à l’aide des Forces armées canadiennes.

La ville du Grand Sudbury est aussi prête à fournir du soutien.

Red Lake sur le qui-vive

Des résidents de la municipalité de Red Lake ont choisi de partir avant l’ordre d’évacuation officiel, qui pourrait survenir bientôt, selon le maire Fred Mota.

Certains ont notamment choisi de se diriger vers le Manitoba.

Selon un porte-parole du ministère du Solliciteur général, la municipalité de Red Lake a déclaré l’état d’urgence.

Selon Michèle Alderton, une résidente de Red Lake, il n’y avait pas vraiment de fumée dans la communauté mercredi matin. Elle se tient prête à partir si la situation l’exige.

 Michèle Alderton, de l’Association des francophones de Red Lake.

Michèle Alderton avait choisi en 1980 de rester dans la communauté lors d'une évacuation causée par un feu de forêt. Cette année, elle compte partir si nécessaire.

Photo : Michèle Alderton

Le groupe Facebook Evacuees of Red Lake 2020/2021, créé en août 2020, lors de la dernière évacuation de la ville liée à un incendie de forêt, a été inondé de messages d'individus et de gîtes proposant des espaces, des chambres et des cabanes pour les personnes fuyant les incendies.

De tels exemples de solidarité avaient été observés l’été dernier.

Selon les dernières mises à jour, le feu Red Lake 16, détecté le 29 mai, s’étend sur plus de 70 000 hectares.

Plus au sud, le feu Red Lake 77, détecté le 5 juillet, a une superficie de 19 250 hectares. Une dizaine de kilomètres sépare les feux Red Lake 77 et Red Lake 16.

Le feu Red Lake 67, qui s’étend sur 14 500 hectares, est aussi situé à proximité de la communauté.

Des pompiers de Kenora et d’Ear Falls se sont rendus à Red Lake pour lutter contre les incendies de forêt.

Avec les informations de Logan Turner, de CBC

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