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Les ambulanciers paramédicaux déclenchent la grève

Une ambulance de Médilac devant l'hôpital de Chicoutimi.

Les moyens de pression que peuvent entreprendre les techniciens ambulanciers sont limités parce que leurs services sont considérés comme essentiels.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Les ambulanciers paramédicaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, syndiqués à la CSN, sont en grève. Ils préviennent que ce moyen de pression est d’une durée indéterminée pour le moment.

Les techniciens ambulanciers déclenchent la grève après plusieurs mois de discussions pour le renouvellement de leur convention collective, mais sans succès. Ils dénoncent la lenteur des négociations avec les entreprises qui les emploient.

Le responsable de la mobilisation du Syndicat des paramédics Saguenay-Lac-Saint-Jean-Nord, Marc-André Anctil, indique que les employeurs n’ont toujours déposé aucune offre salariale. C’est dans l’espoir de les faire bouger que les syndiqués entament ces moyens de pression.

On demande à ce que les employeurs prennent leurs responsabilités et viennent s’asseoir avec nous à la table de négociations.

Une citation de :Marc-André Anctil, Syndicat des paramédics Saguenay-Lac-Saint-Jean-Nord (CSN)

Entreprises régionales touchées par le conflit :

  • Ambulance Chicoutimi (L'Anse-Saint-Jean, Saguenay, Roberval, Chibougamau-Chapais)
  • Ambulance Medilac (Alma, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, Lac-Bouchette, Saint-Félicien)
  • Ambulance Medinord (Normandin)

Comme les services des techniciens ambulanciers sont considérés comme essentiels, leurs moyens d’action sont limités. Pour l’instant, ils se contentent de lever le nez sur certaines tâches administratives, comme la facturation. Il revient donc à l’employeur de s’en occuper pour la durée du conflit de travail. Marc-André Anctil prévient que les mesures seront plus musclées cet automne si la situation persiste.

Les paramédicaux demandent à leurs employeurs de combler dès le départ un retard salarial de 5 $ l’heure, puis d’augmenter leur salaire par la suite de 2,1 % pour 2021 et 2022.

Ils demandent aussi la fin des horaires en continu sur de longues séquences qui touchent encore plusieurs secteurs. Ce sont des horaires qui sont en vigueur depuis les années 80, déplore Marc-André Anctil. L’amélioration de l’ergonomie dans les ambulances qu’ils utilisent fait aussi partie des requêtes pour éviter les blessures.

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