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Égouts et aqueducs : Saint-Denis-de-Brompton adopte un règlement d’emprunt de 31 M$

Le panneau d'entrée dans la ville de Saint-Denis-de-Brompton.

La municipalité de Saint-Denis-de-Brompton a adopté un règlement d’emprunt de 31 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Prieur

Radio-Canada

La municipalité de Saint-Denis-de-Brompton a adopté, mardi soir en séance extraordinaire, un règlement d’emprunt de 31 millions de dollars qui servira à effectuer des travaux sur son réseau d’aqueducs, d'égouts et de routes.

Cette décision survient après plus d’une décennie de procédures. Rappelons que le but du projet est de raccorder près de 400 propriétés dans les secteurs du Petit lac Brompton et du lac Desmarais aux services d'égouts et d’aqueducs. Ces deux lacs sont aux prises avec de graves problèmes de cyanobactéries et de plantes envahissantes, et la vétusté des installations septiques contribue à empirer la situation.

Au total, 75 % des coûts du projet seront payés par les résidents de ces secteurs. L'impôt foncier moyen des gens habitant aux abords des deux lacs représente 2800 $ annuellement. Avec les travaux, chaque résidence pourra s’attendre à des dépenses additionnelles approximatives de 2500 à 3000 $ de plus par année, et ce, pendant 30 ans. Pour cette raison, des citoyens s’opposent vivement au projet.

« Quand on parle d’argent, ça divise toujours, c’est évident. »

— Une citation de  André Filteau, conseiller municipal dans le District 2, qui couvre le Petit lac Brompton et le lac Desmarais

Le 25 % des coûts restant sera assumé par l’ensemble des 4500 habitants de la Municipalité, puisque le projet comprend des travaux de réfection des rues.

Pour avoir deux services, c’est quand même bien ajoute le conseiller. Ce sont deux lacs qui sont très sensibles. Ils ont eu beaucoup de problèmes de cyanobactéries. Il y a beaucoup de contaminants qui se déversent dans ces lacs-là, surtout le phosphore. Ils ont des problèmes de myriophylle à épis, toutes sortes de problèmes avec l’eau. [...] Pour éviter la détérioration des deux plans d’eau, le réseau d'égouts, ça sert à ça.

Il ajoute que la majorité des résidents dépendent encore de l’eau des lacs comme source d’eau potable. Au niveau de la santé publique, ce [la situation actuelle] n’est pas nécessairement ce qu’il y a de meilleur.

Il explique aussi pourquoi les résidences qui ne se trouvent pas directement sur le bord de l’eau sont incluses dans le projet. 

Elles sont toutes dans le même secteur. On ne fera pas juste celles qui sont sur le bord de l’eau et laisser les autres. Les autres ont des champs d'épuration comme celles qui restent sur le bord de l’eau, et le phosphore, ça descend, souligne-t-il. 

Ils se trouveraient à le payer quand même

Selon M. Filteau, les dépenses engendrées par le projet se comparent à ce que les résidents doivent déjà payer pour leur champ d’épuration.

On s’entend qu’un réseau d'égouts, ça a une durée de vie d’une cinquantaine d’années. Un champ d’épuration, ça a une durée de vie de 20, 30 ans, donc ce qu’ils vont payer, ils se trouveraient à le payer quand même, car sur 50 ans, ils vont être obligés d’avoir deux champs d’épuration. Au niveau du coût, j’ai l’impression que ça se compare pas mal les deux, qu’ils continuent avec le champ d’épuration ou qu’ils aient le réseau d'égouts éventuellement, ça va s’équivaloir

Le président du Regroupement écologie du Petit lac Brompton, Jean-François Guertin, s’est réjoui de la décision des élus.

« Je suis très heureux. C’est un geste collectif qu’on fait aujourd’hui afin d’offrir à nos enfants et petits-enfants un lac en santé pour les générations à venir. »

— Une citation de  Jean-François Guertin, président du Regroupement écologie du Petit lac Brompton

Selon lui, il faut aussi garder en tête qu’environ 40 % du budget de 31 millions de dollars sera affecté à la réfection de rues. La voirie autour des deux lacs est déficiente ou est vraiment usée, abîmée. De toute façon, la Municipalité était pour investir dans la voirie autour des deux lacs, remarque-t-il.

Maintenant que le règlement d’emprunt a été approuvé, les résidents qui s’opposent au projet pourront exprimer leur opposition. Si un nombre suffisant de gens s’opposent, le conseil pourrait demander un référendum.

Si le projet va de l’avant, d’ici trois ans, on devrait avoir des égouts et des aqueducs autour de nos deux lacs, conclut M. Guertin.

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