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Une série de tuiles pour l'industrie du taxi

Une file de voitures de taxi sur le boulevard Saguenay à Chicoutimi.

Les voitures hybrides ont la cote chez les entreprises de taxis de la région.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’industrie du taxi, déjà durement touchée par la pénurie de chauffeurs, a elle aussi été affectée par la pandémie de COVID-19. Avec le déconfinement, la demande pour des courses est à la hausse, ce qui fait en sorte que certains clients doivent s’armer de patience, particulièrement aux heures de pointe.

On a perdu des employés pendant la pandémie parce que c'était mort, mais ils ne sont pas tous revenus. Il y a des programmes gouvernementaux, il y a toutes sortes de raisons pourquoi ils ne sont pas revenus , commente Hugo Lapointe, président de Taxis Unis, à Chicoutimi.

En période d’achalandage, le temps d'attente pour un taxi peut dépasser les 30 minutes. Pour les entreprises, les contrats passent en premier.

Si tu as un contrat avec une entreprise qui t'apporte un montant X par année, il faut que tu le privilégies sur la personne qui va t'appeler une fois dans l'année parce qu'elle est mal prise. On va lui donner le service le plus rapidement possible, mais on ne peut pas garantir que ça va être dans la minute suivante , fait valoir Roger Bérubé, président du conseil d'administration de l’entreprise Taxi Diamond à Jonquière.

La loi 17 concernant le transport rémunéré de personnes par automobile, adoptée en 2019, a eu un impact colossal sur l’industrie. Elle visait à baliser l'arrivée de services comme Uber. Les intervenants rencontrés dénoncent les nouveaux paramètres imposés par le gouvernement, comme la vérification des antécédents judiciaires et la formation obligatoire pour les chauffeurs. Tout cela engendre des retards, croient les propriétaires de compagnies de taxis.

Même si on a quelques CV ou quelques personnes qui viennent nous voir, quand on leur explique tout ça, on les fait presque disparaître. C'est ça qui est désolant , note Carolle Dallaire, ex-propriétaire de Taxis 2151, dans l’arrondissement de La Baie.

Celle qui a tenté de faire le saut en politique municipale en 2017 en veut encore au ministre des Transports du Québec, François Bonnardel.

Ce ministre-là est arrivé et il a tout détruit une industrie en quelques semaines à force de ne pas l’écouter. Je ne lui pardonnerai jamais ce qu'il a fait , a maugréé l’ancienne dirigeante de Taxis 2151.

Hugo Lapointe émet un son de cloche semblable.

On lui avait dit. C'était noir sur blanc. Nous, on voyait le mur de ciment arriver. Aujourd’hui, ce qu'on a le goût de lui dire c’est : "on te l'avait dit", a-t-il enchaîné.

En attendant de trouver des solutions, les compagnies de taxi espèrent que la clientèle fera preuve d’indulgence. Particulièrement dans le contexte où la saison des festivals s’amorce et que nombreux seront les Saguenéens et les Jeannois à vouloir festoyer, après une année de pause forcée.

D'après le reportage de Gabrielle Morissette

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