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Malgré une pétition, le prolongement du réseau d'aqueduc à Laterrière ira de l'avant

Michel Potvin s'exprime devant les médias.

Le conseiller municipal à Laterrière et président du comité des finances de Saguenay, Michel Potvin

Photo : Radio-Canada

Malgré le dépôt d’une pétition de 27 noms soumise par des citoyens du chemin du Portage-des-Roches Nord, à Laterrière, qui s'opposent au prolongement du réseau d’aqueduc municipal dans leur secteur, la Ville de Saguenay a l’intention d’aller de l’avant avec les travaux évalués à 1,3 million de dollars.

Deux règlements d’emprunt ont été adoptés lors de la séance du conseil municipal du 3 mai en lien avec ce projet. Le premier totalise 870 000 $ et sera remboursé par l’ensemble des contribuables de Saguenay. Les 77 citoyens du chemin du Portage-des-Roches concernés par le raccordement au réseau rembourseront pour leur part le second règlement de 435 000 $. Les coûts pour la Ville seront donc de 11 300 $ par maison, tandis que les citoyens paieront une taxe de 5650 $.

Le projet de raccordement fait l’affaire de citoyens qui habitent une portion du secteur où les résidences sont plus âgées. Ceci dit, les propriétaires de maisons plus récentes, qui ont eux-mêmes défrayé des coûts importants pour l’installation de leurs propres puits artésiens, en ont contre le fait qu’ils devront payer pour des installations dont ils n’ont pas besoin. Selon les termes établis par la Ville, qui bénéficie du programme provincial TAL (taxe d’amélioration locative), Saguenay assumera les deux tiers de la facture et les contribuables Laterrois un tiers.

Un appel d’offres en vue de la mise en branle des travaux devrait être publié autour du 15 juillet, selon le conseiller du secteur et président du comité des finances de la Ville, Michel Potvin. Il rappelle qu’une consultation publique a eu lieu dans ce dossier, mais que seulement 10 personnes ont signé les registres pour demander la tenue d’un référendum. Il en aurait fallu 28. Au total, 166 personnes habitant 77 résidences pouvaient s’exprimer.

Les signataires de la pétition allèguent pour leur part qu’ils ont été mal informés dans ce dossier par leur conseiller de district et qu’il était difficile, dans certains cas, de signer le registre en ligne. En raison de la crise sanitaire, certains affirment qu’ils étaient dans l’impossibilité de se déplacer. La pétition a été soumise après la fermeture du registre.

Louis Gosselin est l’un des signataires. Il estime que les contribuables concernés ont été mis devant le fait accompli et peu consultés. Il est d’avis qu’ils devront payer pour un service dont ils n’ont pas besoin.

On nous a dit : "peu importe si vous vous connectez ou pas, vous allez payer". Nous, on a payé pour avoir de l’eau chez nous, sans restriction et sans surtaxe, a fait valoir le citoyen, qui détient un puits artésien depuis les années 1990.

Pas de recul en vue

De l'avis de Michel Potvin, qui ne mâche pas ses mots, la pétition n’a aucune valeur, même si le nombre de signatures correspond à peu près à celui requis pour que le projet soit soumis à un référendum.

Ils ont été prévenus. Ils ont été appelés. Il fallait que les gens signent le registre. Pourquoi ils n’ont pas signé le registre? C’était facile comme tout , dit Michel Potvin, qui signale que les mécanismes en place étaient aidants pour les personnes désireuses de se manifester et que des lettres ont été envoyées à chaque partie concernée.

Pétition ou pas, Michel Potvin est catégorique : le dossier est clos et la Ville ne fera pas marche arrière.

On ne reviendra pas là-dessus, No Way! À moins que les coûts deviennent exorbitants. C’est tout. Moi, je suis un grand démocrate, mais ça n’a même pas passé proche [d’aller en référendum]. C’est sûr que je ne reviendrai pas là-dessus. Tu peux l’écrire en noir, en foncé, en deux pieds par deux pieds, je ne reculerai pas sur la décision, d’aucune façon. C’est assez, a martelé Michel Potvin, qui soutient n’avoir eu vent d’aucun mécontentement à son égard.

Il y a eu 10 personnes qui ont signé. S’il y en avait eu 25, s’il y en avait eu 40, au bout de la ligne, le référendum, c’est encore 50 % plus 1. Sur le 166, il y en a 10. C’est 94 %. Et un référendum, ça aurait coûté 35 000 $ à 40 000 $ à la Ville , a tranché l’ex-membre de l’Équipe du renouveau démocratique, le parti politique de la mairesse Josée Néron, avec lequel il a rompu il y a quelques mois.

Le prolongement du réseau d'aqueduc à Laterrière permettra d’alimenter tous les citoyens en eau potable et d’assurer la protection en cas d’incendie par l’ajout de bornes fontaines.

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